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54’700’000’000’000 € [54 trillions d’EUROS] = l’exposition de DB sur les dérivés. « What the F***? »

trillions-DB
source : zerohedge.com

Zerohedge nous rappelle l’exposition de Deutsche Bank sur les dérivés et met ce chiffre en rapport avec le PIB allemand et de la Zone Euro… Consternant !

Donc, tant que tout va bien, ben tout va bien. Par contre, le jour où un évènement sur les taux se produit, on se réjouit PAS d’assister au décès du système financier.

Je pense acheter quelques options put à long terme sur Deutsche Bank. On se sait jamais.

A suivre,

Loïc Schmid
investir.ch

12 réponses
  1. Galien
    Galien says:

    Reste donc les biens réels: la terre pour cultiver ses patates soi-même (même pas des logements car les locataires n’auront plus d’argent) de l’or et de l’argent. Aucune monnaie ne pourrait résister au raz de marée provoqué par le défaut d’une de ces banques-casinos.

  2. BA
    BA says:

    Mardi 22 juillet, Eurostat publie les chiffres de la dette publique du premier trimestre 2014.

    Dans l’Union Européenne, neuf pays sont en faillite.

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 314,801 milliards d’euros, soit 174,1% du PIB.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2120,143 milliards d’euros, soit 135,6 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 220,696 milliards d’euros, soit 132,9 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 202,920 milliards d’euros, soit 123,7 % du PIB.

    5- Chypre : dette publique de 18,206 milliards d’euros, soit 112,2 % du PIB.

    6- Belgique : dette publique de 404,248 milliards d’euros, soit 105,1 % du PIB.

    7- Espagne : dette publique de 989,925 milliards d’euros, soit 96,8 % du PIB.

    8- France : dette publique de 1985,918 milliards d’euros, soit 96,6 % du PIB.

    9- Royaume-Uni : dette publique de 1486,878 milliards de livres sterling, soit 91,1 % du PIB.

    La question est :

    “QUAND ces neuf pays vont-ils se déclarer en défaut de paiement ?”

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072014-AP/FR/2-22072014-AP-FR.PDF

  3. Vincent
    Vincent says:

    Je ne sais pas si le raisonnement est bon, mais vous allez me reprendre si je fais une erreur. Je suis endetté, rien d’insurmontable, pour l’achat de mon appartement. Pour simplifier, je dois rembourser encore 80000€ et ma femme et moi gagnons en gros 40000€ par an ! Dans 13 ans, nous avons fini de rembourser.

    Est-ce à dire que notre endettement est de 200% ?
    Pourtant nous ne sommes pas du tout en défaut de paiement.
    Donc pourquoi c’est un problème pour un état d’avoir plus de 100% d’endettement ?

  4. FredL
    FredL says:

    @Vincent: Parce que la grosse différence avec les Etats c’est que vous terminez (je l’imagine) tous les mois avec un bénéfice, donc vous ne contractez pas d’autres crédits pour rembourser celui de votre immeuble. Les Etats eux depuis plus de 20 ans, on des budgets annuels en déficit constants, dans cette situation, la dette ne fait que grossir, et in fine le seul remboursement des intérêts devient difficile, on estime qu’à 100% du PIB, vu que la croissance à 3% c’est pas pour demain, la dette est non remboursable. A 100% de ratio Dette/PIB les calculs sont simples… si la dette est conclue avec un taux d’intérêt de 2%, il vous faut faire 2% de croissance annuelle pour pouvoir payer les intérêts (je ne vous parle même pas du capital !)… et pour autant que vous ayez un budget annuel en équilibre. Certes nous empruntons à des taux de moins en moins élevés mais la croissance espérée est de moins en moins importante aussi et les budgets sont toujours systématiquement en déficit… dans ces conditions c’est la faillite à court/moyen terme et le défaut… comme s’apprête à le faire l’Argentine, 14 ans après l’avoir déjà fait et avoir ruiné son peuple… c’est ce qui nous pend au nez.

  5. BA
    BA says:

    Record historique battu.

    Chômage en juin 2014 : catégories A, B, C, D, E :

    France métropolitaine :

    5 719 400 inscrits à Pôle Emploi.

    France entière (y compris l’outre-mer) :

    6 048 500 inscrits à Pôle Emploi.

    C’est un record historique.

    Variation sur un mois : + 0,4 %.

    Variation sur un an : + 5,6 %.

    http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-MK16CM.pdf

    Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

    – « Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

    – « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

    – « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

    – « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

    – « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

    – « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

    – « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

  6. Serge
    Serge says:

    Bonsoir.

    Pour compléter, l’état a pour particularité d’être emprunteur in fine. C’est à dire qu’il ne rembourse le capital qu’à la fin de l’exécution de l’emprunt.
    Un particulier rembourse lui progressivement le capital et les interets. Le total restant dû diminue. Pas pour un état qui ne paye que les interets.
    Au moment de payer le capital, il contracte un nouvel emprunt pour couvrir la dépense qui est trop importante pour lui.

  7. Maurice-André Foucher
    Maurice-André Foucher says:

    @Vincent : Votre exemple , à mon avis , n’est pas valide , et voilà pourquoi : Vous confondez le PIB avec les  »revenus ». Votre dette représente 200% de vos  »revenus ». Le PIB d’un pays ne représente pas les  »revenus » du gouvernement, mais une évaluation de toute la richesse créée dans ce pays. Prenons comme exemple le Canada. son PIB était d’environ 1900 milliars en 2013 , alors que les revenus du gouvernement n’étaient que de 263,9 milliards de dollars soit 13,84% du PIB. Si je transpose ce pourcentage sur votre exemple , votre situation serait celle-ci : 80,000 euros de dettes pour 5360 euros de revenus, ce qui vous mettrait dans une situation financière intenable. En comparant avec la France , les  »revenus » du gouvernement sont d’environ 1,157 milliards d’euros et la dette…4,923 milliards d’euros. Les revenus représentent donc 23,5 % de la dette. Si vous deviez gagner 18,800 euros par année (23,5% de votre dette) vous auriez sûrement du mal à payer votre hypothèque ! Telle est la situation de la France et de tous les pays surendettés !

  8. BA
    BA says:

    Dette publique de l’Argentine :

    1998 : dette de 34,5 % du PIB.
    1999 : dette de 37,6 % du PIB.
    2000 : dette de 43 % du PIB.
    2001 : dette de 45 % du PIB.

    20 décembre 2001 : l’Argentine connaît des émeutes, c’est le chaos social, le président argentin Fernando de la Rúa s’enfuit en hélicoptère. L’Argentine se déclare en défaut de paiement.

    Wikipedia :

    Le gros de la population n’étant pas bancarisé, la perception des rémunérations et salaires devient un véritable casse-tête, ce qui provoque une aggravation radicale de la crise en décembre 2001, provoquant un véritable chaos social, et des émeutes des classes sociales les plus appauvries par la crise. La répression cause 31 morts, le ministre des Finances est relevé de ses fonctions, mais cela ne suffit pas et le président Fernando de la Rúa signifie sa démission en s’enfuyant du palais du Gouvernement en hélicoptère. Le gouvernement, le FMI et la parité entre le peso et le dollar américain sont les thèmes les plus critiqués. En dix jours, quatre présidents se succèdent (Camaño, Rodriguez Saa, Puerta, Duhalde), le gouvernement argentin se déclare en état de cessation de paiement.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Argentine#Crise_de_2001

    Il reste deux jours à l’Argentine pour éviter le défaut de paiement.

    La justice américaine l’a en effet condamnée à payer 1,5 milliard de dollars à deux fonds vautours, une décision qui bloque du même coup le remboursement des autres créanciers. 500 millions de dollars sont consignés, ce qui pourrait conduire le pays au défaut de paiement technique.

    Mercredi 30 juillet, les détenteurs de bons argentins doivent en effet percevoir leurs intérêts sur des créances restructurées suite au gigantesque défaut connu par le pays après la crise de 2001.

    Pour rappel, l’Argentine fait face à deux types de créanciers. Ceux qui ont accepté une  décote de 70% après la crise de  2001, les créanciers restructurés, qui constituent la grande majorité. Mais il y a aussi ceux qui ont refusé la décote de leur créance et qui, coute que coute, exigent un remboursent à 100%: les  « vautours ». C’est notamment le cas des fonds américains Eliott et Aurelius.

    Un juge américain, de son côté, a bloqué les versements des interêts aux autres créanciers. L’Argentine n’a donc plus le droit de les payer tant que les fonds vautours ne sont pas remboursés.

    Ce que l’Argentine refuse de faire pour l’instant. Car si elle paye les fonds vautours maintenant, une clause dite « Rufo (Rigths Upon futur offer) pourrait imposer automatiquement à l’Argentine d’améliorer son offre vis a vis de ses autres créanciers, ce qui pourrait déclencher une vague de renégociations. Et au lieu de rembourser un milliard et demi, cela pourrait être 100 milliards. Cette clause expire en janvier 2015, l’Argentine cherche donc à gagner du temps.
     
    Il reste deux jours pour tenter de trouver un accord. Personne ne semble vouloir lâcher prise: ni les fonds vautours qui bataillent depuis 10 ans, ni l’Argentine qui pourrait préférer le défaut de paiement technique. Comme le dit le ministre de l’Economie: « mieux vaut un typhon qu’un tsunami… »

    http://www.bfmtv.com/economie/largentine-va-t-elle-choisir-defaut-paiement-820013.html

  9. JM
    JM says:

    Exposition nette ou non? Quelle part est du hedging et quelle part est de la spéculation.. cela reste à voir. Cela serait étonnant que les actionnaires de DB acceptent un tel niveau de risque si réellement ces 52 trillions étaient purement spéculatifs non?

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