,

Le Brent @ 225 USD, c’est possible !

Un baril de Brent à 225 USD en point de mire ??

Ca va peut-être vous faire sourire ou pleurer (ça dépend si vous avez un vélo ou une vieille Porsche Cayenne) mais graphiquement le Brent Oil pourrait atteindre 200 USD voire même plus.

Alors évidemment, il faut un évènement pour que l’offre soit coupée et/ou le transport arrêté. Voici quelques chiffres intéressants pris complètement au hasard 😉 : (source wikipedia):

  • La Russie produit 10.9 Mn de barils p/jour
  • Les US produisent 8.4 Mn de barils p/jour
  • L’Iran 4.2 Mn de barils /jour
  • La Chine 4.1 Mn de barils / jour
  • L’Iraq 3.4 Mn de barils / jour
  • E.A.U 3.1 Mn de barils / jour
  • Qatar 1.6 Mn de barils / jours
  • Le détroit d’Ormuz (pays côtiers = Iran, EAU, Oman) – voit transiter CHAQUE JOUR 17 Mn de barils / jour – imaginez sa fermeture …

Conclusion et c’est toujours la même depuis un moment : si la situation géopolitique dans LA fameuse région dont on parle tout le temps – venait à s’embraser alors oui, on pourrait atteindre 145 USD sans problème voire 225 USD pour le scénario catastrophe tiré par des algorithmes et autres programmes de trading …

Bon bref, voici 2 graphiques sur le Brent (on a pris le Brent car il serait plus impacté que WTI) :

Hypothèse 1 : USD 145 – triangle ascendant

brent 1sources : investir.ch, Bloomberg

Hypothèse 2 : USD 225 – triangle symétrique

brent 2

sources : investir.ch. Bloomberg

Conclusion :

Le pétrole est probablement à son juste prix actuellement – peut-être même un poil haut. La demande devrait rester stable ces prochaines années. La baisse de la demande des pays développés devrait être compensée par la hausse de la demande des pays émergents/frontières.

Pour terminer voici un dernier graphique (ci-dessous) qui peut vous faire réfléchir. Il s’agit du positionnement net du smart money (hedge funds + traders) sur le Brent. Au plus haut depuis 2011 !  Soit une balance positive de 242’000 contrats « long » ou l’équivalent de 27 Milliards de USD. Moralité, si aucun évènement géopolitique ne se produit, le pétrole pourrait bien prendre la direction inverse et sortir par le bas des triangles susmentionnés à cause d’une réduction massive de positions.

Dernier point : chaque hausse de 10 USD du baril enlève ENVIRON 0.2-0.5% de croissance mondiale mais augmente de 50% le bonus d’un trader sur le pétrole hahahahh. CQFD.

A suivre de très près …

Loïc Schmid
investir.ch

ICCBBMMN Index (ICE Brent Crude 2014-07-01 11-10-30

sources : investir.ch, Bloomberg

3 réponses
  1. Lolo
    Lolo says:

    Un pétrole haut permettrait au majors du pétrole de financer une production toujours plus chère.
    Mais pour que ça monte aussi haut, encore faut-il que l’économie puisse payer un tel prix sans entrer en récession massive, diminuant d’autant la demande.
    Difficile donc d’imaginer de tels prix, si on monte à 200$ on retombera vite fait, et l’économie avec !

    Et difficile donc d’assurer le financement de la production future…

  2. Polygône
    Polygône says:

    Bonjour,
    que n’a t-on pas dit sur le prix du pétrole !
    En vrac et depuis 1973/74 : à 2 francs l’économie s’arrête, puis à 5 francs puis à 10 francs. Or nous y sommes depuis bien longtemps et les français n’ont jamais possédé autant de véhicules au point qu’ils ne savent même plus marcher et craignent la pluie comme si le ciel allait tomber sur leur tête.
    Un peuple de fainéants est né, le postérieur vissé dans une caisse d’acier, seul, irritable, agressif, un vrai con en fait. Même dans mon village les gens vous dévisagent quand vous repartez de la supérette à pied : eux prennent leur automobile pour aller de chez le boucher au bureau de tabac (100 m) et bien entendu ils se garent sur les trottoirs ou en double file. Les places dédiées aux invalides sont systématiquement squattées : elles sont devenues l’arrêt minute…
    Le vélo ? N’y pensez même pas. Les chialeuses made in France n’ont ni mollets, ni volonté : elles chialent et nous ennuient avec leurs vrais problèmes de riches, bien loin d’une réalité dont nos concitoyens n’ont plus aucune conscience.
    A la campagne nous avons besoin d’une auto pour des déplacements réguliers alors même qu’il n’existe pas de transports en commun. Mais dans les grandes villes ? Les citadins ne sauraient-ils plus marcher ? Que font tous ces gros véhicules dans nos cités ? Des monstres de >2 tonnes pour mieux se garer sur les trottoir et se croire important alors même que cela démontre un cruel manque de neurones et de personnalité.

    Je connais le secteur d’Ormuz : vous semblez ignorer que l’Iran (très gros pourvoyeur de flux financiers dans l’immobilier émirati) s’est déjà approprié des îles au large des EAU. Hop, des soldats, un drapeau et c’est devenu un trio d’îles iraniennes.

    Dans les années 85/90 il nous était affirmé qu’il n’y aurait plus de pétrole en 2010/2015 : ah bon ?

    Bref, la guerre pour l’énergie reste larvée, discrète mais féroce.

    * ce serait bien de ne plus produire de véhicules électriques qui sont sans intérêt tant leur rayon d’action est limité et leurs batteries à la fois onéreuses, fragiles et surtout classées comme déchet terminal…
    A bon entendeur.

  3. Mathias
    Mathias says:

    Content de voir les econoclastes publier sur le pétrole. Je suis de ceux qui pense que c’est le pétrole qui pilote l’économie mondiale.

    Je donne quelques informations sur ce sujet qui regarde de près:

    – L’agence internationale de l’énergie à reconnu que le pic de production du pétrole conventionnel était intervenu en 2008, tient ca tombe au moment ou le barril était au plus haut…

    – La même AIE interpelle sur la production de pétrole pour ce 2e semestre, il manquera 900 000 barils par jour pour répondre à la demande.

    – Les 5 majors (Exon et autres) ont depuis 2004 une baisse de 27% de leur production alors que:
    – le prix du barril n’a jamais été aussi élevé
    – les investissements pour de nouveau forage ont presque triplé.

    – La hausse continue du barril dans les années 2000 à 2008 à forcément contribué au retournement économique et à la crise des subprime aux USA. La hausse des taux d’intérets + la très forte augmentation du gallon dans un pays totalement dépend de la voiture à contribué très fortement aux défauts de crédits.

    En décembre dernier l’administration américaine à déclaré que la production de pétrole de schiste, présenté comme la solution à tous nos problèmes, va plafonné en 2016 avant de décliné à partir de 2020.

    La liste pourrait être longue, ce qui est sur ces que nous sommes sur un plateau de production pétrolière alors que la demande va continuer à croitre. Des travaux mené par l’ASPO (étude du pic oil) et le Shift project (think thank sur le pic pétrolier) démontre que c’est le volume de production de pétrole qui pilote le PIB et non l’inverse.

    Masthias

Répondre

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *