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L’implosion du capitalisme du XXème siècle est-elle à craindre ?

L’implosion du capitalisme du XXème siècle est-elle à craindre ?

  • L’invention récente d’une monnaie non-contrôlée par l’Etat >>Le Bitcoin
  • Un endettement mondial consternant
  • L’écart de richesse entre les « happy-few » et le reste du monde/les autres devient insoutenable
  • Le passage de témoin/savoir entre la génération X et Y et les baby-boomers est sensible. Chaque passage de génération est généralement sensible …
  • Les baby-boomers entrepreneurs ou « les faiseurs » arrivent/sont à la retraite
  • La capitalisation boursière de Facebook est actuellement 3.5x supérieur à celle de Danone (internet a remplacé le yaourt 🙂
  • Les gens commencent à retourner chez leur boucher de quartier malgré la construction permanente de nouveaux centres commerciaux
  • Compétition mondiale du plus long yacht. Trop cool.
  • Les prix de certains appartements à New York ou Londres sont totalement incompréhensibles poussés par une liquidité méga-abondante
  • Le montant des transferts des joueurs-stars dans le football est irréel poussé également par la course aux millions … (€22.4Mn  pour le Ronaldo brésilien en 1997 contre €96Mn pour le Ronaldo portugais en 2009)

Probablement que la liste est encore longue…

Conclusion :

Issu d’un milieu plutôt privilégié et ayant passé mes dernières années dans des institutions financières, l’idée de mon papier n’est pas de cracher sur le capitalisme. A retenir que beaucoup de belles choses se font notamment dans le domaine des fondations ou autres programmes de charité. Rien qu’aux Etats-Unis, le montant total des actifs dans les « public-charities » se montait à 3 trilliards de USD en 2012.

Étant issu de la génération X/Y – je constate simplement que le passage de témoin entre les baby-boomers et notre génération est sensible :

  • Une éducation moins stricte
  • Des valeurs très différentes liées aux séquelles des deux Guerres Mondiales. Exemples : religion, us et coutumes, abandon de la cravate …
  • L’arrivée de nouvelles technologies + jouets/gadgets ayant développé l’hédonisme et l’égoïsme. Exemples : consoles de jeu Nintendo …
  • L’introduction du MBO/MBR (Management by Objectives/Management by Results) dans les grandes multinationales puis dans les PME ayant eu comme répercutions un développement du  « cover-my-ass », une compétition malsaine inter-employés ainsi que la mise en place d’innombrables sous-couches de middle-management (plus connus sur le nom des « faiseurs de tableaux Excel »)
  • L’augmentation de l’indépendance des femmes dans la société et leur accès de plus en plus croissant à des postes à responsabilité ébranle de plus en plus les bases d’un équilibre socio-professionnel (admettons-le) assez primaire où l’hégémonie masculine reste la référence. A la clé, une redistribution des rôles dans la sphère professionnelle et privée qui peut être déstabilisante, de part et d’autres.

Moralité : est-ce qu’un « reset » du système doit être actionné ou alors assistera-t-on prochainement au remake – sous une forme différente – de Mai 68 ?

 

Loïc Schmid
investir.ch

NB : désolé pour certains anglicismes mais étant bilingue FR/ANG, j’espère que vous me pardonnerez …

4 réponses
  1. Clopégnôle
    Clopégnôle says:

    Bonjour, vous écrivez :
    « Les gens commencent à retourner chez leur boucher de quartier malgré la construction permanente de nouveaux centres commerciaux ».

    Analysons, analysons. Dans mon village il y a un boucher, enfin un gars qui vend de la viande, enfin un gars qui vends du muscle bovin qu’il reçoit sous plastique en morceaux prédécoupés. Si vous appelez ça un boucher…
    Bon, jeunot je donnais un coup de main à l’ami de la famille, un boucher : il recevait les demi carcasses, les laissait murir et passait ensuite à la découpe et parait les morceaux ainsi obtenus. Il faisait sa charcuterie, ses saucissons, la saucisse, le pâté, les merguez, … et il vendait de la vraie viande.
    Le nouveau refile du steak sous plastique ; d’ailleurs il est livré par une grande marque bien connue en France et qui porte le nom d’un comique chauve-sourisphobe, malheureusement.
    Donc nous n’allons jamais chez lui ni personne de nos amis.
    A côté de ça il y a deux surfaces de vente : l’une vends la même chose mais beaucoup moins cher et l’autre vends aussi la même chose et c’est Jean qui s’en occupe mais aussi des bêtes locales.
    C’est la surface qui est de fait la meilleure boucherie puisqu’elle nous vend la viande des vaches que nous voyons paître dans nos champs.
    Pire, l’une des deux surface va multiplier sa surface de vente en passant au modèle au dessus : c’est en construction, un truc immense pour un village.

    * c’est pile poil dans le cadre de vos écrits.

    Au total les gens vont acheter du tout venant dans une boucherie qui porte un nom adapté à l’imagerie populaire, mais bon… il faut vraiment avoir faim et aimer se faire dépouiller !
    Dans le même temps ils vont toujours dans les magasins de type surface où ils achètent la même chose moins cher.

    Dans une émission télévisuelle on peut voir des éleveurs de vaches à viande acheter leurs steaks hachés (sic) sous film plastique dans une surface (resic) : c’est tout de même interrogateur, non ?

    * dans un rayon de 10 kilomètres nous avons une dizaine de surfaces, oui une douzaine pour une quinzaine de milliers d’habitants…

    Alors la conclusion est simple : les magasins de mon coin sont de moins en moins visités et les chariots sont de moins en moins pleins. Ce que vous appelez de la viande y figure encore sous forme de charcuterie de base que je ne donnerai pas à mon chat et ça tombe bien car il est mort il y a peu.

    Je ne comprends pas le message que vous tentez de faire passer.
    Au contraire de vous je vois la consommation baisser, pire je la vois chuter. Les restaurants sont vides tout comme les bars, les gens ne mettent que pour 10€ de carburant et il y a 2/3 vide greniers par week-end et ce depuis 3 mois, ces derniers croulent sous les vêtements de 1/2 à 3€ qui ne trouvent pas preneur…

    Visiblement à Paris tout va bien…
    Salutations

  2. Bertrand
    Bertrand says:

    Le yaourt a perdu de son importance, mais bon… on se lève (toujours) tous pour Jeanette non ?

  3. Vahan
    Vahan says:

    Cher Clopégnôle,

    Ce que vous nous racontez semble très intriguant, personnellement, je suis très curieux de connaître la localisation de votre village. Ce que vous relatez colle à l’actualité, moi de mon côté, je vois l’opposé, les individus dépensent comme jamais, les centres commerciaux s’agrandissent et les parkings de ceux-ci parallèlement. Tout cela parce que les gens n’épargne plus, du moins c’est ce qui semble, et achètent un maximum de bonheur à coup de consommation. Comme quoi, pour confirmer, dans une capitale, ca marche bien en effet … (Je vis à Bruxelles, en Belgique).

    Vahan

  4. lois-economiques
    lois-economiques says:

    @Clopégnôle, @Vahan,

    Cette vision différente de la société de consommation vient du fait qu’il existe une césure entre certains centres productifs (les grandes villes industriels, financières, technologiques, touristiques, …) et le reste.
    Cette césure remonte aux années 1980 et elle n’a fait que s’amplifier depuis.
    Elle est du au combat de l’inflation « sur le panier de la ménagère » laissant libre toutes les autres formes d’inflation pour favoriser la croissance comme le montre cet article : http://lesbrindherbes.org/2014/03/09/comprendre-notre-economie-pourquoi-la-croissance-est-le-probleme-et-pas-la-solution/

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