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Le retour des Somnambules

Premier article d’une série qui en comptera quatre, sur la situation en Ukraine, d’Olivier Berruyer

Le retour des somnambules

Comme en 1914, l’inconscience semble s’être emparée des dirigeants européens.

 

Commencée il y a 6 mois, la crise actuelle en Ukraine est en passe de devenir la plus dangereuse confrontation russo-américaine depuis la crise de Cuba de 1962. Cette nouvelle guerre froide qui a déjà commencé est très inquiétante, comparée à la précédente, et pourrait bien d’avoir de lourdes conséquences pour notre avenir. Et ce pour plusieurs raisons.

 

Tout d’abord, son cœur n’est plus en Corée, à Berlin ou à Cuba, mais à la frontière russe en Ukraine, zone qui est considérée par Moscou comme essentielle à sa sécurité (n’oublions pas que son dernier franchissement en 1941 s’est soldé par la mort de plus de 25 millions de Soviétiques…)[1]. Faut-il d’ailleurs rappeler qu’en 1989, l’Occident avait promis à Gorbatchev que l’OTAN n’avancerait « pas d’un pouce » à l’Est – alors qu’elle est déjà à la frontière de la Russie avec les pays baltes [2]. Notre parole vaut-elle quelque chose ? Intégrer l’Ukraine dans l’OTAN serait probablement pour la Russie un casus belli – pour des raisons hélas encore meilleures que celles avancées par les Américains en 1962 lorsqu’ils ont failli vitrifier la Planète pour ne pas avoir de missiles russes proches de leur frontière…

 

Il fut un temps où le but de notre diplomatie était de nous fabriquer des alliés, son but semble aujourd’hui de nous fabriquer des ennemis – et la Russie serait un sacré gros morceau… Rappelons  qu’en 1998, au soir de sa longue vie, le grand stratège américain George Kennan (qui avait créé le plan Marshall et la doctrine du containment de l’URSS) déplorait « l’erreur tragique » de l’extension de l’OTAN à l’Est, et concluait : « Nous sommes dans l’ère des nains. La seule bonne nouvelle est que nous y sommes arrivés en un seul morceau car avant cela, il y eut un autre âge, l’ère des Grands Hommes d’État, qui avaient à la fois de l’imagination et du courage. » [3]

 

Autre raison, nos sociétés, anesthésiées par des décennies de paix et de détente, semblent avoir oublié la « peur collective ». Le risque de conflit nucléaire, terreur des années 1960, et qui a bien failli survenir en 1962 [4] et 1983 [5], est ressenti aujourd’hui comme quasi inexistant (ou alors comme simple hypothèse avancée sans y croire), tout comme des catastrophes – certes moins graves, mais néanmoins cataclysmiques – que de fortes tensions géopolitiques pourraient entrainer, comme un écroulement financier mondial. En effet, la mondialisation a évidemment besoin d’une paix mondiale…

 

Pire encore, la modération mutuelle qui s’était construite durant la guerre froide, portée par de grands dirigeants et leur entourage raisonnables et compétents, a disparu. À la place, a fleuri un climat irrationnel de suspicion, de rancœur voire de haine, porté par des idées reçues et une désinformation réciproques. Qui a par exemple souligné que l’homosexualité n’était pas pénalisée en Russie – alors qu’elle est punie de mort en Arabie Saoudite ou au Nigéria – [6], et que la loi russe interdisant de promouvoir l’homosexualité à l’école (certes discutable) était bien moins offensante que celle actuellement en vigueur par exemple au Texas ou en Arizona ? [7]

 

Force est alors de constater que les dirigeants occidentaux semblent avoir perdu pied avec la réalité – John Kerry lançant désormais des ultimatums à la Russie comme on prend un café le matin… [8] La diabolisation délirante de Vladimir Poutine en est un exemple éloquent – faut-il avoir perdu toute raison pour que des hauts dirigeants occidentaux comparent à Hitler [9] le Président du pays qui a tant donné pour éradiquer la Wehrmacht ! Le tout détonant face à leur complaisance envers nombre de cruels dictateurs africains, d’émirs moyenâgeux financeurs de djihadistes ou de dirigeants chinois hautement corrompus.

 

Mais peut-être que ce qui est véritablement insupportable à l’Occident est simplement que les Russes ont un Président qui défend avec fermeté les intérêts russes, ce qui lui vaut une cote de confiance dans son pays de plus de 87 % [10] (donc égale à la cote de non-confiance de notre Président). Le Président russe qu’aime l’Occident, c’est finalement celui qui est en permanence saoul à 4 grammes de vodka, nous est soumis et privatise son pays à notre profit, comme durant les douces années Eltsine (et ses -50 % de pouvoir d’achat pour les Russes… [11]).

 

Le pire dans tout ceci étant que, depuis 10 ans, la stratégie de Poutine s’inscrivait dans la volonté de rapprocher la Russie de l’Europe [12], conformément aux visions de de Gaulle et Mitterrand. Il risque fort désormais de devoir se tourner vers la Chine ou, pire, d’être remplacé par un vrai nationaliste – et on verra alors vite la différence… On citera également cette forte « promesse » d’Hillary Clinton de fin 2012, à propos des projets d’organisation eurasiatique poussés par la Russie, et pourtant explicitement basés sur le modèle de l’Union européenne :

 

« On assiste à une tentative de resoviétiser la région. Cela ne s’appellera pas comme cela, cela s’appellera Union douanière, cela s’appellera Union eurasiatique. […] Ne nous y trompons pas. Nous savons quel est le but et nous essayons de trouver les moyens de le freiner ou de l’empêcher. » [Hillary Clinton, 6/12/2012] [12-bis]

 

Enfin, le plus dangereux est probablement l’absence de réelle opposition au bellicisme ambiant. Ni en politique – le nouveau Jaurès du pacifisme ne risque pas d’être assassiné, il n’existe pas ! –, ni dans les médias – qui célèbrent apparemment les 100 ans de 1914 par une reconstitution assez impressionnante du bourrage de crâne de l’époque, remplacez simplement « russe » par « boche » pour comparer –, ni dans les thinks tanks, et donc presque nulle part dans la société.

 

Toute personne émettant une opinion pondérée, prudente, voire visant à comprendre le point de vue et les intérêts de la Russie – ce qui pourtant la base de toute diplomatie d’une société non-primitive – subit de puissantes attaques ad personnam, à coup de « d’idiot utile », « d’ami de Poutine » ou « d’intoxiqué par la propagande du Maître du Kremlin » (propagande russe évidemment présente en Russie, tout gouvernement réalisant une propagande dans son pays, mais dont on se demande bien par quel miracle elle pourrait bien atteindre des Français… Il n’y a qu’à ouvrir Le Monde ou Libération pour voir au contraire les effets d’une intense propagande atlantiste), voire même carrément de « traitre payé par les Russes ».

 

Pourtant, c’est par exemple un fait que, durant la seule dernière semaine de juillet :

  • le gouvernement de Kiev a tué près de 500 civils Ukrainiens russophones en bombardant des villes avec de l’artillerie militaire,
  • le gouvernement israélien a tué près de 1 000 civils palestiniens,
  • l’ONU a indiqué que des centaines de milliers d’Ukrainiens avaient trouvé refuge en Russie en quelques mois [13].

 

Résultat : l’Europe et les États-Unis ont sanctionné la Russie ! – mais comment un Russe peut-il interpréter ceci ? On lira à ce propos la très touchante tribune de Slobodan Despot [14].

 

On comprend cependant que les attaques de ces « hérétiques » pondérés soient réalisées ad personam, tant un réel débat public factuel et raisonné tournerait généralement au désavantage des bellicistes, tant de faits accablants étant dissimulés au public. Analysons en quelques-uns.

 

On nous présente souvent la fin de la « révolution du Maïdan » à Kiev en février comme le résultat d’un processus négocié. Le 20 février 2014, après 3 mois de crise, était en effet signé à Kiev entre l’ancien Président ukrainien et son opposition europhile un intéressant accord de sortie de crise, sous le contrôle de la France, de l’Allemagne, de la Pologne et de la Russie. Il prévoyait un gouvernement d’union nationale et des élections anticipées. Mais dès le lendemain, les milices néofascistes refusaient cet accord et menacèrent de mort le Président, qui a alors fui le pays : un coup d’État avait eu lieu, renversant le président légitimement élu de ce pays démocratique – sans que la communauté internationale n’y trouve à redire ni n’exige l’application de l’accord du 20 février. Le surlendemain, une des premières décisions du nouveau pouvoir fut de faire voter la suppression du statut de langue officielle régionale au russe, pourtant parlé dans le tiers est du pays, décision symbolique ahurissante mettant le feu aux poudres dans ce pays fragile et divisé [15]. Le Président a opposé son véto et la loi n’a pas été promulguée, mais le mal était fait. La politique est faite aussi de symboles…

 

Depuis 6 mois, s’il y a des personnalités indépendantes (néolibérales) relativement modérées dans le gouvernement ukrainien (mais par exemple le nouveau ministre de l’Intérieur était encore sur les listes de recherche d’Interpol il y 2 ans…), il n’y a que 2 partis politiques qui y sont représentés : Patrie et Svoboda (on est donc très loin d’une union nationale). Svoboda a été qualifié de parti « néo-nazi » par le Congrès Juif Mondial, par l’ancienne Vice Premier Ministre israélienne Tzipi Livni et par le quart des députés de la Knesset [16] – ce qui est peu étonnant pour ce parti fondé en 1991 sous le nom transparent de Parti National Social d’Ukraine. Son leader actuel, Oleg Tyahnybok, a été décoré de la croix d’or des vétérans de la Waffen SS Galicie en 2010, et a été désigné par le Centre Simon Wiesenthal comme l’un des 10 pires antisémites mondiaux en 2012 [16], en raison de ses appels à « purger l’Ukraine de 400 000 Juifs et autres minorités ». Svoboda a obtenu plus de 10 % des voix aux élections législatives de 2012.

Tya

 

Simon Wiesenthal

Quelques hauts-faits de Oleg Tyahnybok…

Tzipi

 

World Jewish

 

Un peu de bon sens…

Preuve

La preuve…

 

Avec usa

 

On le retrouve pourtant ici fin 2013 à la droite de la ministre américaine s’occupant de l’Ukraine …

 

 

avec Fabius

Et on le retrouve ici face à Laurent Fabius début 2014…

 

De même, des députés de Svoboda ont participé à des cérémonies de réinhumation de Waffen SS avec les honneurs militaires, ont qualifié la période de l’Holocauste de « période de lumière dans l’histoire », ou ont publiquement appelé au meurtre des russophones et se sont donc « logiquement » réjoui publiquement du massacre d’Odessa en mai (une quarantaine d’Ukrainiens russophones brulés vifs…) [17]. Concernant le parti Patrie (dont le nom est éloquent) : il est un allié électoral de Svoboda (comment qualifier un parti s’alliant avec un parti néonazi ?), un de ses députés est le cofondateur de Svoboda, et son ancienne dirigeante a déclaré : « Il est temps de prendre nos armes et d’aller tuer ces maudits russes ainsi que leur leader […] j’utiliserai tous mes moyens pour faire se soulever le monde entier afin qu’il n’y ait même plus un champ brulé en Russie […] Ils doivent être détruits avec des armes nucléaires » [18]. Ces deux partis ont d’ailleurs obtenu du gouvernement qu’il lance une procédure pour faire interdire le parti communiste [19]. Un « point de détail » que ceci, survenant dans le plus grand pays d’Europe ? En France, on réagirait à partir de combien de ministres néonazis dans notre gouvernement ? La complaisance avec l’inacceptable a ainsi dépassé toutes les bornes – par exemple, Caroline Fourest a même déclaré en mai qu’il fallait comprendre que ces groupes « pénibles » se retrouvaient au gouvernement « dans le cadre d’une transition démocratique [sic.], d’un gouvernement d’union nationale [re-sic.] » – la suite des évènements a bien montré ce qu’entrainaient les actions de ces partis…

 

On sanctifie par ailleurs le territoire de l’Ukraine. Mais il convient de rappeler que ce pays n’a jamais existé comme État indépendant avant 1991. C’est un État très profondément divisé au niveau ethnique, linguistique, économique, religieux, car les frontières avec la Russie ont été largement modifiées par les Bolchéviques après la Révolution – à une époque où c’était sans conséquence, puisque c’étaient simplement deux régions du même pays, l’URSS. Le mieux serait sans doute que l’Ukraine reste un pays uni sous forme d’une large fédéralisation comme en Allemagne ou en Belgique – mais quand bien même le pays se scinderait-il en deux après un vote démocratique, en quoi cela serait-il grave ? Quelqu’un regrette-il la Tchécoslovaquie ? Et en quoi est-ce un enjeu pour les intérêts de notre pays ?

Lire la suite

[1] http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2014/06/morts-ww2.jpg

[2] http://www.courrierinternational.com/article/2014/03/20/les-russes-bernes-par-l-otan

[3] http://www.les-crises.fr/l-ere-des-nain-kennan/

[4] http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/10/19/crise-de-cuba-le-jour-le-plus-dangereux-de-l-histoire.html

[5] http://www.slate.fr/story/73071/able-archer-83-exercice-militaire-declencher-troisieme-guerre-mondiale

[6] http://www.liberation.fr/monde/2013/04/23/mariage-homosexuel-quels-autres-pays-l-autorisent_898327

[7] http://www.points-de-vue-alternatifs.com/2014/02/%C2%AB-l-hypocrisie-des-%C3%89tats-unis-sur-les-lois-anti-gays-de-la-russie-%C2%BB-juristes-am%C3%A9ricains.html

[8] http://www.wsws.org/en/articles/2014/06/27/nato-j27.html

[9] http://www.leparisien.fr/international/ukraine-quand-hillary-clinton-compare-poutine-a-hitler-06-03-2014-3649713.php

[10] http://www.lepoint.fr/monde/russie-la-popularite-de-poutine-atteint-un-nouveau-record-07-08-2014-1852064_24.php

[11] http://cerig.pagora.grenoble-inp.fr/memoire/2007/images/pib-habitant-chine.gif

[12] http://www.lefigaro.fr/international/2010/11/25/01003-20101125ARTFIG00707-poutine-propose-une-zone-de-libre-echange-avec-l-europe.php

[12-bis] http://www.universalnewswires.com/centralasia/viewstory.aspx?id=13285

[13] http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/08/05/97001-20140805FILWWW00150-730000-ukrainiens-ont-fui-en-russie-hcr.php

[14] http://www.les-crises.fr/misere-de-l-occidentalisme/

[15] http://fr.ria.ru/world/20140223/200560426.html

[16] http://www.les-crises.fr/u37-du-snpu-a-svoboda/

[17] http://www.les-crises.fr/u372-deputes-de-svoboda/

[18] http://blogs.rue89.nouvelobs.com/yeti-voyageur/2014/03/26/la-gentille-ioulia-timochenko-se-lache-il-est-temps-daller-tuer-les-russes-232598

[19] http://www.lepoint.fr/monde/ukraine-le-gouvernement-prevoit-d-interdire-le-parti-communiste-08-07-2014-1844433_24.php

 

8 réponses
  1. Majax
    Majax says:

    Franchement minable sur ce coup-là Mr Berruyer. Svoboda n’est ni au pouvoir, ni aux portes du pouvoir. Quant au bras gauche tendu, il faudrait au moins « photoshoper » la photo pour la rendre un peu crédible.

    S’il est regrettable que l’Ukraine se jette dans les bras de la mercantile Europe, il est quand même un peu fort de café de lui reprocher de vouloir se démarquer de son « ami » russe, responsable entre autres choses de deux famines majeures et d’une épuration abominable après la seconde guerre mondiale…

    Ceci étant dit, vous vous situez finalement bien dans la soupe franco-française, où l’on considère que tout ce qui est communiste est honorable – mais que tout ce qui est un tant soit peu patriote est nazi…

  2. Mytia
    Mytia says:

    Franchement minable Mr Majax,

    Donc Mr Berruyer à tort de se préoccuper de svoboda et de la frange nazi actuelle en Ukraine.

    Par contre vous vous occupez de l’histoire russe sur 100 ans ( épuration, famine ) pour décider que la russie ne vaut même pas la peine d’interet.

    Dans ces condition Mr Majax je suppose que vous boycotter l’Allemagne à cause de la seconde guerre mondiale, le japon qui à envahit la chine, la chine qui à envahit le tibet, les américains qui ont fait une belle épuration ethnique sur les indiens, les cambodgiens avec pol pot …. ad nauséam.

    Que de pays à dénigrer, j’espère que vous boycotter la France aussi pour la nuit de la saint Barthélemy, quelle honte.

    Bref merci pour votre fine critique Mr Majax grâce à vous je sais que la Russie = communiste, et que je dois être fier de soutenir les fachos d’ukraine qui n’existent pas.

    Merci Mr Majax

  3. Sys
    Sys says:

    J’avais espoir que les collègues de Mr Berruyer le tiennent un peu éloigné de ce site, mais c’est qu’il doit y tenir, à sa croisade :/

    En rapport avec l’article Mr Berruyer pourrait t il préciser ou infirmer quelques propos ?:
    1-Pourquoi Strelkov a t’il déclaré en avril 2014 qu’il ne « trouvait pas mille personne pour venir défendre Novorossia » ?
    2- Si l’on site les 500 morts civils, pourquoi ne pas mentionner les kidnapping, disparition et autre exaction dénoncé par amnesty international et imputé au milice pro-russe ? Exaction encore dénoncé cette semaine par un chef de guerre pro-russe, y voyant une gène pour l’acceptation des forces indépendantistes par les populations locales ?
    3-Sur Pravy sector et Svoboda pourquoi ne pas mentionner qu’il n’ont fait que 1.6% des voix lors des dernières élection ?
    4-Sur la « Symbolique » de la place de la langue russe, pourquoi ne pas aussi informer vos lecteurs que celle-ci était la résultante d’un autre « symbole politique » de ianoukovitch, qui avait donné la possibilité aux régions de faire passer la langue russe comme tout aussi officielle que l’Ukrainien, que cette loi était passé en force et avait déjà mobilisé nombre d’Ukrainien, pourquoi ne pas non plus dénoncer la propagande russe qui l’a exploiter pour parler de « risque de génocide » ?
    5- Sur l’interdiction du parti communiste Ukrainien, pourquoi ne pas expliquer à vos lecteur l’héritage quelle porte avec elle ? Seriez vous contre l’interdiction d’un parti qui se veut le descendant d’un régime qui a massacré plusieurs millions de vos concitoyens ? A voir votre diatribe anti « nazi » je pense que non.
    6 Pourquoi ne pas expliquer à vos lecteur le contenu politique de l’Eurasisme cher à Strelkov ? (Russe blanc-rouge, monarchiste, primauté de l’église orthodoxe russe, ect…)
    7- Pourquoi ne pas dire a vos lecteurs que pendant que Poutine jure de défendre les russophones contre « les facistes » en Ukraine, il invite à Yalta le gratin de l’extrême droite européenne, antisémite et ultranationaliste, Qui sont ces vrai relais politique en Europe ?
    8- Quant au « coup d’état » pourquoi ne pas mentionner à vos lecteurs que le nouveau gouvernement avait été ratifié par le parlement, légitimement élu, pour palier à la vacance du pouvoir suite à la fuite de ianoukovitch ? Mais quid de la légitimité des indépendantiste alors ? Pouvez vous assurer que l’ensemble des citoyens du Dombass ont été en mesure d’exprimer leur voix, sans pression et au fruit d’un débat démocratique comme celui que l’on viens de voir en Ecosse ? Ou alors aurions nous une vision en deux temps de la démocratie ?.
    9- Quand vous parlez du risque  » d’être remplacé par un vrai nationaliste » pourquoi ne pas vouloir voir que Poutine et consort en jouant sur la défense des russophone, face au « faciste » de Kiev, en opérant une propagande bien plus grande encore que celle que l »on voit en France, en instrumentalisant les ultranationalistes russes (afin de ne pas à avoir à intervenir directement) réveille des monstres dont il n’a aucune assurance de pouvoir les maitriser ?
    10-Dernier point pourquoi ne parlez vous pas des juifs d’Ukraine qui ont été partie prenante de Maidan, et qui aujourd’hui encore soutiennent le mouvement et s’inquiète des relents antisémites en russie et en Novorossia ?

    Il y a encore trois volet ?
    Bigre!

    Mr Berruyer même si cela ne vous intéresse pas les Ukrainiens ont une histoire, des opinions et méritent tout autant que nous de pouvoir les assumées,et le déni que vous faites de Maidan est une insulte a leur volonté collective, en les résumant à des « nazi » manipuler par l’OTAN vous les nié en tant que peuple et les laisser en servitude face a la Russie,
    A ce jour ce ne sont pas des troupes et des armes européennes ou américaines qui frappent le Dombass, mais bien des armes russes et ukrainiennes.

  4. FindeCycle
    FindeCycle says:

    @ Majax : Gérard ? comme dans le sketch de Coluche mais en moins drôle
    … car il y aurait donc de bons nazis et de mauvais nazis en fonction des objectifs géopolitiques (tout s’explique…)
    … car ce parti a bien été au pouvoir à Kiev avec des ministres à des postes importants pendant de longs mois cette année 2014 jusqu’à contribuer efficacement au déclenchement d’une guerre civile (civile pour l’instant, peut-être mondiale d’ici quelques années – et même probablement vu l’influence persistante des néo-conservateurs US)
    … et puisque ces événements de début 2014 eurent lieu à peu près à la même période qu’une autre affaire bien dans « la soupe franco-française » pour reprendre vos termes, faudrait-il faire interdire le film « Docteur Folamour ou comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe ! » ? :))) … à moins qu’il ne nous reste plus que cela … mais l’avez-vous seulement compris ???

  5. mytia
    mytia says:

    Mr Sys,

    Pouvez vous répondre juste à une question.

    Pourquoi kiev à arrêter de payer les pensions des retraités, des fonctionnaires du donbass etc …?

    Parce que les russes veulent piquer la retraite de mémé?

  6. ricardsec
    ricardsec says:

    Sys « mr Berruyer même si cela ne vous intéresse pas les Ukrainiens ont une histoire, des opinions et méritent tout autant que nous de pouvoir les assumées,et le déni que vous faites de Maidan est une insulte a leur volonté collective, en les résumant à des « nazi » manipuler par l’OTAN vous les nié en tant que peuple et les laisser en servitude face a la Russie, »
    Je vous conseille un reportage allemand sur la révolution du Maidan et vous verrez que même les européistes présent sur place se posent des questions. Ca vous prendra 11 minutes mais devrait éclairer votre vision de certains révolutionnaires Ukrainiens.

  7. ricardsec
    ricardsec says:

    1 quand les révolutionnaires se font tirés dans le dos par des snippers alors que les pro russes sont en face, les gens sur place se posent des questions et non pas les réponses. mais ils sont en droit de se poser des questions! Le reste n’est que de la propagande des 2 camps.
    2 que fait la CIA au sein d’une révolution ukrainienne! du tourisme ! pourquoi les US choisissent le nouveau président ukrainien bien avant que la révolution est lieu!
    3 les occidentaux n’ont pas fournis d’armes à l’Ukraine? il faut vous documenter avant de dire des choses pareilles! il est vrai que la Russie fournie des armes aux pro russes et l’Europe et les US aussi!

    si les russes vous semblent agressifs, ils ne font que répondre aux provocations des US (et des européens qui suivent comme des toutous)! qiu fait la guerre en Lybie, en Syrie, en Irak, eu Soudan, en Afghanistan, au mali……

    Pour votre point n10 sur les juifs, je vous conseille la vidéo d’un juif qui commente la crise ukrainienne et l’antisémitisme. elle dure moins de 3 minutes.

    http://www.youtube.com/watch?v=OE9qBI4fRjg

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