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L’INSEE confiante sur une croissance française en 2015

Lisez cette note, prenez en, faisons les comptes dans 6 à 12 mois.

La blague du jour :

Une croissance plus rapide en 2015 est fort probable selon la dernière note de conjoncture de l’INSEE.

Ci-dessous, l’explication de cette anticipation de l’INSEE par Philippe Waechter, directeur de la Recherche chez Natixis :

Une croissance plus rapide en 2015 est fort probable selon la dernière note de conjoncture de l’INSEE.
L’acquis serait de 0.7% à la fin du premier semestre et une croissance de 1% est probable pour l’ensemble de l’année 2015.
L’INSEE suggère qu’au premier semestre un certain nombre de facteurs vont jouer favorablement sur l’économie française.

Des facteurs extérieurs d’abord qui créeront une impulsion sur l’activité. Ce sera le cas avec la baisse de l’euro et le repli durable du prix du pétrole. L’effet de ces 2 baisses serait de l’ordre de 0.4 point de PIB au premier semestre. Elles permettront une hausse du pouvoir d’achat des ménages, une remontée des marges des entreprises et une amélioration de leur compétitivité.

Il y a aussi des éléments de politique économique. La consolidation budgétaire sera moins marquée en 2015 et cela s’observera notamment du côté des entreprises avec le plein fonctionnement des mécanismes de réduction des charges associés au CICE et au pacte de responsabilité.
L’INSEE suggère une légère accélération des dépenses des ménages et un investissement des entreprises qui repartirait marginalement à la hausse. En revanche l’investissement des ménages continuerait de pénaliser la croissance même si c’est à un rythme beaucoup plus réduit qu’en 2014.
L’amélioration de l’activité se traduira par une reprise de l’emploi sur l’ensemble du premier semestre mais ce sera encore insuffisant pour faire baisser le taux de chômage.

Le taux d’inflation attendu restera voisin de 0% sur les 6 premiers mois de 2015. La baisse du prix de l’énergie est un élément clé pour comprendre ce taux d’inflation nul. Cependant, le taux d’inflation sous-jacent est lui aussi très réduit car il n’y a pas encore assez de tensions au sein de l’économie française pour inverser sa trajectoire. Il faut que la reprise s’inscrive davantage dans la durée pour voir apparaître des pressions nouvelles.

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