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Toute une année de bourse résumée en trois séances hallucinogènes

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Je crois qu’il n’y aucune raison de tergiverser pendant 4 pages sur ce qui s’est passé hier sur les marchés. Mercredi soir on a appris que la FED serait patiente avant de monter les taux et les intervenants ont « adoré » la formule. Les indices ont explosé. Comme on n’avait pas bien compris, on a relu le communiqué de presse de la FED durant la nuit et comme on VRAIMENT bien aimé le mot patience, on a remis ça ! Explosion des indices, euphories sur les marchés, la Russie remise aux oubliettes, la Grèce ; on s’en fout, quant au fait que la BNS ait fait des opérations de chirurgie esthétique pour sauver le franc suisse, là, tout le monde est mort de rire.

Bref, c’est fascinant. À quelques jours de la fin de l’année, nous sommes en train de vivre une semaine qui est le reflet parfait de cette année 2014.

Depuis le premier janvier nous avons passé notre temps entre état de panique (pour des raisons diverses et variées comme l’Ukraine, les marchés émergents, le ralentissement de la Chine, l’Ukraine, le pétrole, le ralentissement de la croissance, l’Ukrain, Ebola, l’Ukraine, etc…) et à l’opposé, nous étions en mode euphorie-on-est-les-champions-ohé-ohé-la-bourse-c’est-trop-cool, cette douce euphorie était principalement due au injection de liquidités de toutes sortes de la part de toutes banques centrales au travers de la planète.

Donc d’un côté panique et de l’autre banques centrales.

L’année 2014 pourra clairement être placée sous le signe astrologique du banquier central. Avant j’étais du « taureau », aujourd’hui, je suis du signe du Draghi ou du Kuroda… Oui, définitivement, tous les banquiers centraux auront eu leur heure de gloire et en ce qui concerne Draghi, le meilleur devrait être à venir en 2015.

En tous les cas y a intérêt, parce que si l’on compte sur la croissance générée par François Hollande, cette fois c’est sûr, on va tous mourir.

Comme vous le verrez sur le graphique ci-dessous, je me suis refais l’année, juste pour se souvenir et finalement le scénario aura été le même depuis le premier janvier. Entre panique et euphorie mon cœur balance, mais à la fin c’est les Bulls qui gagnent. En foot c’est les Allemands, en finance c’est les Bulls.

Remember 2014

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Source : Investir.ch/Thomas Veillet

Pour le reste, je voudrais dire encore une fois que j’ai eu énormément de plaisir à essayer de vous réveiller le matin et a tout faire pour vous démontrer que des fois il se passe des choses passionnantes dans le monde merveilleux de la finance et parfois c’est ennuyeux comme un match de foot d’Axpo Super League.

Je reconnais qu’il y a des fois j’ai eu envie de tout arrêter et de partir planter des chèvres en Ardèche, mais finalement l’appel du clavier était plus fort que tout. Je compte bien remettre ça en 2015 et en tous les cas en 2016, histoire de fêter les dix ans de ce que fût un temps le « Morningbull », après on verra.

Je ne sais pas ce qui va se passer en 2015 – sinon je serais analyste-économiste-stratégiste financier, mais à l’allure où ça se termine, il y a bien des chances que les banques centrales soient encore une fois à l’honneur.

Le baril de pétrole aura aussi son mot à dire, parce que depuis là où il se trouve, nous avons l’embarras du choix pour les surprises éventuelles sur le sujet. Il y aura des mergers, il y aura des IPO’s débiles (Uber-Snapchat), il y aura surement des semaines de panique comme nous venons de vivre, Poutine aura sûrement son mot à dire et François Hollande ne manquera pas de se ridiculiser tout au long de l’année, sinon ça ne serait pas François Hollande.

Une chose est certaine, j’aurais encore des choses à écrire l’an prochain. Et à la pelle. J’ai aussi un objectif que j’annonce ici : d’ici décembre 2015, j’aurais publié mon premier livre, il est en travaux, reste plus qu’à remplir encore un paquet de pages, mais j’y crois.

Bref, 2015 sera bien. Je le sens.

Je vais vous laisser ici. Je vais vous laisser aller fêter tout ça en famille, prendre vos bonnes résolutions que vous ne tiendrez pas, vous reposer pour être prêt pour la nouvelle année et jurer que l’on ne vous y reprendra plus à boire et à manger autant que ça.

En conclusion, je serai très classique : Joyeux Noël et Bonne Année ! On se retrouve au même endroit le 6 janvier 2015 !!!

À l’année prochaine !

Thomas Veillet
Investir.ch

tv@investir.ch

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