BFM du 27 avril 2015 – Effet de change

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Effet de change : Olivier Delamarche

Après plusieurs mois d’une reprise annoncée par les organismes comme l’OCDE, des doutes s’installent. Pour Olivier Delamarche, ces chiffres là, issus de prévisions, n’ont jamais été corrects. « La reprise on ne la voit pas dans les vrais chiffres. »

Pour notre Econoclaste, même si l’euro a baissé vis-à-vis de quelques devises et qu’on pourrait par conséquent s’attendre à une amélioration du chiffre des exportations européennes, l’absence de croissance dans les autres pays fait que tout cela n’impactera pas la croissance des pays de la Zone Euro. « On voit qu’il n’y absolument pas de croissance chinoise. On voit les importations chinoises s’effondrer. On voit les importations japonaises s’effondrer aussi. On voit les Etats-Unis qui ralentissent fortement. D’où va venir la croissance ? Qui va nous acheter des biens et des services ? Personne. »

Au final les résultats sur les entreprises européennes sont dus en très grande partie à l’effet de change. Ce sont donc des résultats comptables.

« Sur les résultats des entreprises (la baisse de l’euro) va vous faire une progression, mais une progression qui sera purement comptable. C’est-à-dire quand (les entreprises) vont rapatrier des bénéfices qui sont faits en dollars, cela fera plus d’euros dans leur portemonnaie. Ce n’est pas une amélioration des marges ou du chiffre d’affaire. »

La décorrelation des prix avec leurs fondamentaux qui devient de plus en plus importante nous amènera donc forcément à un point de rupture. Il y aura alors un retour brutal à ces valeurs pour Olivier Delamarche mais à une date inconnue parce que pour l’instant « les marchés ont décidé de jouer l’arrivée massive et permanente de capitaux pour faire mumuse et aujourd’hui c’est la seule chose qui fait monter les marchés. »

« Aujourd’hui on a une croissance américaine qui a toujours été basée sur la même chose, c’est-à-dire sur la dette, (…) sauf que vous avez une croissance qui est très très faible avec une dette qui a enflé. Le résultat de tout ça c’est que les Etats-Unis ralentissent. (…) Les investissements sont très négatifs. Ca veut dire que vous avez des entreprises qui n’investissent pas et vous avez un NASDAQ qui est au plus haut. »

Concernant les marchés au plus haut, Olivier Delamarche dément le fait que ces derniers ont monté grâce aux bons résultats des entreprises. En effet, si les résultats sont restés corrects, les chiffres d’affaire ont baissé. Ce sont donc « les rachats d’actions » qui ont permis d’obtenir ces résultats pour les entreprises américaines, ainsi que l’effet de change pour les entreprises de la Zone Euro.

« La hausse se fait sur les Price Earnings. Ca veut dire extrême, ça veut dire attention danger ! »

« Tous les moteurs sont éteints, donc là vous êtes en train de planer. »

Rédigé par Raphaël Becanne

1 réponse
  1. Oblabla
    Oblabla says:

    Olivier doit bien rigoler (une façon de parler, car ça n’est pas joyeux) en voyant le chiffre américain de la croissance du T1 annoncé aujourd’hui….

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