BFM du 31 août 2015 – La Banque Centrale n’est pas Dieu

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La Banque Centrale n’est pas Dieu : Olivier Delamarche VS Marc Riez

Les marchés doivent-ils craindre le ralentissement de l’économie chinoise ?

« Un passage obligé », c’est la formulation employée par les investisseurs, analystes ou même économistes qui n’avaient pas vu venir le ralentissement chinois. Seulement, ce passage obligé a mené la Banque Centrale Chinoise dans « une impasse ». « Les fesses entre deux chaises, nous explique Olivier Delamarche, elle est coincée entre sa bulle de crédits et le ralentissement de la croissance. »

En effet, pour pallier ce ralentissement, la Banque Centrale Chinoise pourrait baisser les taux pour augmenter les crédits, mais sa bulle de crédits lui impose de réaliser l’inverse. Donc pour l’instant, avec les dévaluations qu’elle a effectuées et la baisse de ses taux d’intérêt, la Chine serait plutôt encline à faire exploser sa bulle.

Toutefois, « est-ce que c’est pour ça que les marchés mondiaux vont plonger ? Non. Parce que c’est quelque chose qui n’est pas nouveau. Alors certains font semblant de le découvrir, ou le découvre aujourd’hui, ce qui est encore pire, mais ce n’est pas nouveau. »

« Cela fait plusieurs années que la Chine ralentit, et ralentit fortement. »

Ce qui inquiète donc Olivier Delamarche, c’est que les gens ne perçoivent que maintenant « les limites d’une Banque Centrale. On voit que la Banque Centrale n’est pas Dieu. » La Chine est un parfait exemple, puisqu’elle a interdit les ventes sur les marchés, mais qu’il y a quand même eu une baisse de -20%, et que des sorties de capitaux sont en train d’être effectuées.

« Sur les deux dernières années, la Chine s’est développée uniquement sur la dette. »

L’économie américaine doit-elle craindre le ralentissement chinois ?

Les gérants semblent avoir oublié que le BEA a modifié ses méthodes de calcul pour le PIB américain, puisque le bon résultat de ce dernier pour le deuxième trimestre semble ravir tout le monde. Néanmoins, et comme le montre justement Olivier Delamarche, les calculs de variables désaisonnalisées peuvent entraîner des différences majeures. Les commandes de biens durables aux Etats-Unis sont par exemple, pour les mois de juin et juillet 2015, de +4.2% et +2% respectivement en désaisonnalisé. Or ces chiffres bruts (non-désaisonnalisés) sont de -0.4% et -20%.

« Même les membres de la FED commencent à dire que le QE est totalement inefficace économiquement. »

Qui plus est, « 20% de la population américaine » est au chômage si l’on se penche plus en détail sur le taux de participation du pays, ce qui fait que dans une économie dont la croissance est liée aux deux tiers à la consommation de ses ménages, le redémarrage est loin d’être effectif.

Rédigé par Raphaël Becanne

10 réponses
  1. Nightwings
    Nightwings says:

    Bonjour,

    Ce dialogue de sourd est impressionnant, Olivier Delamarche même en étant factuel est contredit par ces deux interlocuteurs qui seraient capables devant un peloton d’exécution le bandeau sur les yeux encore dire que tout va très bien.

    j’espère que quelqu’un sera capable en faisant un montage vidéo de toutes les interventions de Marc Riez de lui montrer avec remise dans le contexte son hypocrisie.

    Bon courage monsieur Delamarche.

  2. sb
    sb says:

    Bonjour,
    la seconde vidéo ne comporte pas de son.
    Pouvez-vous faire corriger SVP ?
    Merci, car une semaine sans Olivier ne sera pas possible 🙂

  3. Manu33
    Manu33 says:

    @sb : recharge la page et lance la 2ème vidéo, je pense que le problème de son était dû à la pub. J’ai eu le même soucis aussi.

  4. emmanuel
    emmanuel says:

    Ce marc Riez ce n’ext pas une caricature.
    C’est l’exemple type de la mediocrite ambiante.
    Maintenant si les propos d’Olivier sont factuels, on fait quoi.
    On fait quoi non pas pour les Joueurs de Casino mais pour les gens, leur epargne, les emplois, les jeunes generations.

  5. emmanuel
    emmanuel says:

    Premier pays qui se voulait devenir un gros producteur de pétrole non conventionnel, le Canada, vient de basculer en récession.
    Le Canada exploite les goudrons bitumineux à perte. Exploitation des Goudrons bitumineux source d’un desastre environemental incalculable dans l’Alberta.
    Donc les entreprises du secteur ont stoppés net leurs investissements.
    Amen.
    Que va dire Marc Riez de cela. Il parlerait de « récession technique » comme te troupeau.
    Et quand dans un an le FMI sera au Brésil, Marc Riez dira que c’est une bonne chose car le désastre Brésilien, première lettre des fameuses BRICS, est a présent en voix de redressement a la façon de la Grèce.
    Je pense me concernant que l’on assiste a une formidable accélération de l’histoire dans cette Transition (et oui c’est une transition Mr Riez et pas une crise).
    Et a force d’attendre le retour des 30 Glorieuses terminées il y a 40ans, la Transition majeure qui vient nous allons la subir…
    5600 pour la CAC fin d’annee : il va falloir aller les chercher loin ceux la.

  6. jpj
    jpj says:

    Ce riez est a gifler! Je ne le supporte plus ainsi que le journaliste. Ils sont payes, c’est pas possible autrement. Je veux bien qu’on soit bete mais pas sourd. Ce doit etre extremement frustrant quand on en sait autant qu’Olivier, de se faire critiquer par ces 2 guignols. Le couple riez + journaliste est d’une bassesse EXTREME. Bon courage Olivier.

  7. mathieu
    mathieu says:

    Monsieur Delamarche, vous ne devriez pas vous emporter ainsi face à vos interlocuteurs même si j’en convient ils peuvent être énervant. Vous perdez en élocution et surtout quand vous le faites ils n’ont même pas envie de vous écouter. Garder son sans-froid est la clef pour mettre quelqu’un en face de ses propres bêtises.

    bonne continuation

    -un fan

  8. Zylo
    Zylo says:

    Bonjour,
    Je rejoins le commentaire de Matthieu. Les deux interlocuteurs vous poussent à « faire du Delamarche », ce qui réduit l’impact du discours en vous enfermant dans le rôle du grincheux de service qu’on n’écoute plus. Attention à ne pas tomber dans le piège – même si je reconnais que les deux peuvent être agaçants parfois….
    Revenir aux chiffres et au factuel est sans doute une bonne chose à faire. Dommage que le format ne permette pas vraiment la diffusion de graphiques.
    Bonne continuation.

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