BFM du 30 septembre 2015 – Assainissement

Philippe_bechade

Assainissement : Philippe Béchade VS Serge Négrier

Ca y est, le phénomène baissier est enclenché pour Serge Négrier. Les investisseurs ont enfin compris que la croissance mondiale n’est pas celle qui était prévue début août, mais risque d’être nettement plus basse, notamment à cause de la Chine. Les marchés actions sont donc perçus comme trop chers, et la baisse qui a commencé devrait se poursuivre encore quelques temps. La question maintenant est de savoir « à quel rythme l’assainissement du marché américain peut avoir lieu », car le baisse devrait venir de là dorénavant.

Pour Philippe Béchade, les mauvaises nouvelles vont potentiellement créer de très forts décrochages. En effet, les gérants américains ont une tendance à rapatrier leurs capitaux sur les marchés américains dans ce genre de situations pour protéger l’effet richesse créé par des marchés forts, nous explique le président des Econoclastes.

Au final, les investisseurs semblent s’être aperçus, avec l’absence de montée des taux américains, que les banques centrales ne sont pas toutes puissantes et qu’il va falloir, dans le futur, prendre cela en considération bien que ces dernières resteront accommodantes, selon Serge Négrier.

« On a été beaucoup trop loin, trop longtemps, dans la planche à billets. »

Dans cette période de tensions, nous explique Philippe Béchade, les gérants se rabattent sur les actifs sûrs, comme les OAT, les Bunds, T-Bonds, etc. Cependant, alors que nous devrions donc voir une montée des obligations, ce phénomène n’est pas observable. La raison évoquée par le président des Econoclastes est la suivante : la Chine, pour faire face à ses difficultés internes a liquidé les titres d’obligations américaines qu’elle possédait, de même que l’Arabie Saoudite, qui, à défaut de voir rentrer de fortes recettes pétrolières, vend les obligations étrangères qu’elle possède. Ces deux actions de ventes massives produisent donc un frein à une montée subite des marchés obligataires.

« Si l’Arabie Saoudite commence à rapatrier de l’argent, c’est déjà une preuve qu’ils ont besoin de sous, et là, le pétrole à 45$, ils vont dire : ‘On se réunit et on vise les 70 ou 75’ et c’est terminé. »

Serge Négrier évoque aussi le cas du Japon, qu’il considère sur le déclin, puisque après deux ans de tentatives de la banque centrale du Japon, « il ne se passe pas grand chose », et le pays s’est retrouvé qui plus est, fortement affaibli par le ralentissement de la Chine.

Enfin, Philippe Béchade revient sur la question des Shale Oil aux Etats-Unis, qui pour le moment est en suspens. En effet, les résultats concernant la survie des compagnies pétrolières américaines devraient bientôt sortir. Ces compagnies, ayant dû réaliser des emprunts importants pour pouvoir investir et forer, ont été largement impactées par la chute des cours des prix du pétrole et il est fort probable qu’une grande partie d’entre elles ne survivent pas, puisqu’il ne faut pas s’attendre à une vague de fusion/acquisition dans ce domaine.

Rédigé par Raphaël Becanne

1 réponse
  1. Garçon
    Garçon says:

    Bonjour,

    2 questions simples qui ne vous sont pas directement adressés.

    1. Qui parmi les « gérants » et analystes de la place parisienne est capable, dès aujourd’hui, de sortir les 2 prochains points de retournement du marchés action France sur les « Biiiiip » années à venir ?

    2. Avez-vous déjà pensé à investir dans les abris anti-nucléaires ?

    Cordialement.

    Eric Garçon

    nb . 9 chiffres (je n’aime pas que l’on écoute à ma porte ).

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