BFM du 10 décembre 2015 – Décélération, rupture en 2016

Pierre Sabatier

Dans quelle mesure les matières premières peuvent-elles impacter les marchés financiers ?

Faudra-t-il miser sur l’Europe pour redresser l’économie mondiale en 2016 ? Les matières premières vont-elles créer une rupture en 2016

« [On devrait se trouver] autour de 1.5 à 2% de croissance mondiale. C’est la réalité aujourd’hui des chiffres que traduit la baisse [des prix] des matières premières. »

5 réponses
  1. emmanuel
    emmanuel says:

    Petit papa Mario
    Quand tu descendras du ciel.
    Avec ton QE par milliard
    N’oublis pas mon petit soulier.
    Mais avant te partir
    Il faudra bien te couvrir
    Dehors tu vas avoir si froid.
    C’est uniquement a cause de toi

    Il me tarde tant que le jour se leve.
    Pour voir si tu m’as apporte
    Toute la fake money que je vois en reve
    Et que tu dois imprimer.

    Si seulement ces cons pouvaient s’etouffer en bouffant leur dinde de noel.
    Si seulement…

    De la haut je pense que l’ami Tino me pardonera.

  2. Zylo
    Zylo says:

    La personne de Lazard me laisse mal à l’aise… Mais c’était déjà le cas lors d’un face à face précédent avec P. Bechade, où il donnait l’impression d’être plus soucieux de défendre la narrative mainstream et ses intérêts que d’être cohérent.

    Mes souvenirs lointains de thermodynamique me disent que quand on étudie un système il faut commencer par l’isoler et déterminer les entrées et les sorties. Les sources de richesse intrinsèques me semblent être ce qu’on extrait de l’environnement (agriculture, mines, énergies) et le temps humain consacré à « travailler ». Les sorties pouvant être la consommation / les déchets ou les destructions plus ou moins volontaires. Un peu comme de la production immobilisée et son amortissement. Pour qu’une monnaie garde sa valeur, il faudrait que la quantité de monnaie en circulation soit proportionnelle à la quantité de production immobilisée non amortie. Un étalon or serait une monnaie valide dans un monde où la croissance annuelle de valeur ajoutée non amortie serait à peu près proportionnelle à l’extraction de matières premières, elles même à peu près proportionnelle à l’extraction d’or.

    Cet exposé de mes théories économiques délirantes pour arriver à ceci : à supposer que ma théorie soit en partie valide, la baisse du cout des matières première ne me semble pas bénéfique au niveau macro. En effet cela se traduit tout simplement par moins de rentrée de richesses-labellées-monnaie dans le système…
    Dans les faits, d’une part la baisse du cout des matières premières est diluée dans la chaine de valeur des transformations, et d’autre part dans des marchés saturés par l’offre, qui restent en concurrence et bornés par une capacité financière de consommation, à part jouer sur un delta d’inertie prix de vente produit fini / prix d’achat matières premières (genre prix à la pompe), je ne vois pas trop le côté magistralement bénéfique tant vanté par M. Begué. Contradicteurs bienvenus, au demeurant. Plus on est de fous, plus on rit.

    De même, si on regarde les indices américains tirés vers le haut presque exclusivement par les FANG et leurs PER stratosphériques (dédicace à O.D. : merci ZH :P) , ça donne plutôt l’impression qu’on est sur une fin de cycle haussier sur les marchés action. Avec le trading algorithmique qui démultiplie les gamelles, il faut avoir le cœur bien accroché pour s’aventurer là-dedans. Sauf à supposer que les banques centrales feront « whatever it takes » pour que la valeur faciale des marchés monte jusqu’au ciel.
    Enfin le risque géopolitique est totalement écarté, or il me semble gratiné pour les années à venir. Cela pourrait être un des malheureux incidents qui feront dérailler le train.
    Tout cela pour dire que je ne suis pas très convaincu par l’argumentation de M. Begue….

    Pour revenir sur l’argumentation de Pierre, j’aime assez l’analogie avec la tectonique des plaques. J’ai l’impression que les banques centrales ont essayé de verrouiller les plaques et de maintenir le statu quo sur un système économique et financier profondément malade, mais ce faisant elles n’ont fait qu’augmenter la quantité d’énergie à dissiper lors du prochain tremblement de terre, car tôt ou tard les contraintes accumulées seront plus fortes que les verrous…

    Merci à ceux qui auront eu le courage de lire mes élucubrations jusque là, et surtout merci à Pierre pour ses exposés clairs et argumentés.
    Bonne continuation.

  3. Zylo
    Zylo says:

    Tout à mes rêveries théoriques embrumées, j’ai oublié de poser la question des imports / exports chinois.
    Où peut-on trouver des détails sur les chiffres de -20 / – 5 ?
    Est-ce que l’on est seulement face à un effet prix lié aux matières premières ? Quel est la part de l’effet volume ? Et la « qualité » de ce qui est impacté (forte valeur ajoutée ou bimbeloterie ?)
    Pierre parle d’exportations japonaises vers la chine potentiellement impactées : est-ce à dire que la chine a remplacé les imports à haute valeur ajoutée japonais par de la production locale à haute valeur ajoutée ? Ou est-ce la fumeuse « injection de richesses » de M. Begué ? Je n’arrive pas à voir comment on ne fait ne serait-ce que 0% de croissance avec des chiffres pareils.
    Un autre sujet d’étonnement pour moi est la violence de variation des chiffres. Le crédit aurait bondi de 30% m/m, les ventes de voiture de 20% m/m en novembre (il y a peut-être une corrélation au demeurant…)
    En physique un principe fondateur est somme(forces) = masse * accélération. Intuitivement (et sans doute de façon trop simpliste) on pourrait assimiler la masse à l’inertie des acteurs et l’accélération aux variations de croissance.
    Or dans de l’économie réelle l’inertie n’est pas nulle il me semble : la psychologie des acteurs fait qu’il y a des effets « cliquet » à la baisse, une prudence à la hausse, un certain temps pour un processus d’achat, il faut lancer des chaînes de production, acheter des matières, etc : cela prend du temps et devrait lisser les variations de tendance.
    Donc pour une violente variation de tendance donnée, soit l’inertie est faible mais auquel cas je suis perplexe, soit les forces à l’œuvre sont considérables, du genre explosion non contrôlée…
    Une solution plus simple serait que les chiffres sont bidonnés dans des proportions soviétiques ; mais là encore ce n’est pas très bon signe.
    Tout éclairage serait le bienvenu….

  4. Emmanuel
    Emmanuel says:

    Merci zylo et surtout merci pierre.
    Merci pierre vous relevez le niveau de la pensee economique.
    Vos analyses macros sont plus que pertinantes.
    Lour zylo nous sommes dans le 2 eme principe de la thermodynamique.
    Et l’entropie du systeme et le Chao ne cesse de croitre.

  5. Ztong
    Ztong says:

    Baisse des matières premières = profit pour l’économie global, sauf pour les entreprises liées aux matières premières ?
    J’hallucine.
    Et les pays producteurs ? Et les peuples de ces pays ?

    Ce sont eux que l’on appauvrit.
    Ce sont eux qui portent le poids de la crise.
    Le transfert de richesses s’opère de chez eux à chez nous. Force de travail de la Chine, matières premières de l’Afrique.
    Si nous vivons encore bien, c’est grâce à leur sacrifice.
    Pensez-y.

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