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Dites Monsieur Nostradamus, elle va où la bourse ?

La fin de semaine aura été épique sur les bourses mondiales. Globalement, sur les 5 jours de trading, nous ne sommes pas plus avancés qu’avant, mais sur la journée de vendredi, quel retournement de situation à nouveau. Encore une fois, la journée commence dans les choux et encore une fois, nous terminons la journée de fort belle facture… Et pourquoi ?

 

Ben on sait pas trop, parce que pour être franc on ne sait plus trop quoi penser des chiffres trimestriels, puisque de toutes façons, on les connaissait déjà. On aurait pu être mécontents des chiffres de l’emplois, puisqu’ils étaient en-dessous des attentes, mais heureusement le taux de chômage est venu nous sauver la mise, puisqu’il était en-dessous des 4%. Et puis on aurait pu s’inquiéter des discussions entre les Chinois et les Américains, puisqu’ils sont en train de causer des accords mondiaux entre eux et que, vu la tronche de certains politiques qui sont impliqués dans l’histoire, il y a de quoi paniquer.

Mais finalement, on ne sait pas qui, ni trop comment ni pourquoi, mais toujours est-il que ce dernier vendredi faisait partie de ces jours où l’on est capable de trier le bon du mauvais et de n’en retirer que le bon.

Tout d’abord le taux de chômage qui était en effet en-dessous des 4%, c’est toujours ça de pris, même si le nombre de jobs créés est en-dessous des attentes. Du coup, cette « bonne nouvelle » relative renforçait le billet vert du coup, l’Euro/Dollar faisait une incursion sur les bas 1.19 et renforçait IMMÉDIATEMENT le pouvoir d’exportation des Européens. La plupart des indices locaux terminaient donc en hausse et c’était un beau vendredi pour l’Europe. Mais pas qu’un beau vendredi, puisque sur la semaine, le DAX, par exemple, progressait de près de 3%.

Bon. Si on va par là ; si l’Euro/Dollar s’affaiblit et que c’est positif pour les exportatrices européennes, c’est que quelque part ça doit être négatif pour les exportatrices américaines, non ? Mais que nenni, parce que là bas c’est différent.

Ah bon ? Mais pourquoi c’est différent ?

Ben… Parce que c’est pas pareil, t’es idiot ou bien ?

Ah oui. C’est juste. Désolé.

Bref, les USA montaient aussi parce le taux de chômage baissait ce qui induisait un renforcement de la monnaie et une baisse de l’Euro, qui lui justifiait la hausse de l’Europe. Ok, je sors et je ne vous la refait pas encore une fois. Toujours est-il que les signes que l’économie US allait bien étaient encore présents de façons insistante.

D’ailleurs il y a même un gars de la FED, je ne sais plus lequel et ça n’as pas grande importance qui a dit qu’il pensait qu’il fallait garder cet esprit conquérent dans nos cœur et continuer de se demander si la FED allait encore monter les taux deux ou trois fois cette année, parce que même eux, à la FED, ils n’en ont aucune idée et ils continuent de se poser des questions.

Le même type a également dit que, selon lui la croissance américaine pourrait continuer de croître bien au-delà de 2018, contrairement à ce que des experts (qui ne bossent pas là FED, eux) continuent de penser.

Sur la semaine les USA ont fait moins bien que l’Europe, mais globalement, ils s’en sorte tout de même mieux que ce que l’on pensait il y a quelques jours quand nous avons frisé les niveaux de supports et quand TOUT LE MONDE était convaincu que les prochains chiffres trimestriels seraient tout pourris – juste à ce moment très précis où, une fois par trimestre nous avons une vision un peu plus longue que 12 minutes et 23 secondes sur les marchés.

Et puis il y a eu Apple.

Alors Apple, pour ceux qui ne savent pas, c’est la boîte qui fabrique les téléphone qu’une bonne partie d’entre vous utilisent. Vous savez c’est machins sur lesquels nous passons le plus clair de notre temps et celui à qui l’on préfère parler plutôt que la personne qui est juste à côté de nous, parce que ça serait trop simple sinon.

Donc Apple vend des téléphones en grosse quantité. Sauf que ce trimestre, les experts en finance que nous sommes, avaient largement anticipé que ça se vendait quand même nettement moins et que cette fois, la « success story » d’Apple pourrait bien se terminer. Et comme dans la finance on n’aime pas trop les boîtes qui ont toujours raison, on se réjouissait un peu quand même de dire du mal.

Alors on a vendu Apple en anticipation de ses chiffres du quatrième trimestre. Et pas qu’un peu. La veille de la publication des chiffres (le 1er mai dernier), Apple était au plus mal au bord de la rupture de son support sur les 160$. Et TOUT LE MONDE SAVAIT que la fin était proche. On regardait la bête se préparer à mourir et on attendait de voirs les intervenants se jeter dessus pour obtenir les oreillles et la queue en hurlant : « ON VOUS L’AVAIT DIT »…

dites monsieur nostradamus, elle va ou la bourse

Alors en effet, les téléphones se vendent un peu moins bien. Mais on le savait. Mais à force de nous concentrer uniquement là dessus, on n’a même pas vu venir la croissance en Chine et les ventes de l’Apple Store qui cartonnent. Et le titre a rebondit. Fort. Mais ce n’était pas terminé parce que vendredi on a appris que depuis le début de l’année, Warren Buffet a acheté 75 millions de titres Apple en plus de ce qu’il avait déjà.

Et quand on sait que Warren a toujours raison – sur le long terme – on a tous galopé derrière – sur le court terme – et Apple a terminé au plus haut de tous les temps, emmenant avec elle le reste des indices et faisant fi des autres nouvelles qui auraient pu empêcher le marché de monter.

Autant vous dire qu’à l’ouverture de New York vendredi, on n’aurait pas parié un Bitcoin ou un baril de pétrole sur un scénario pareil. Et pourtant.

Bref, ce matin les futures sont en hausse partout, la Chine et Hong Kong sont en hausse de 0.5% et le Japon prend le chemin inverse, mais ça doit être à cause du dollar. L’or est à 1319$ et je ne sais pas quoi vous dire à ce sujet, son comportement ne fait plus aucun sens depuis longtemps.

QUAND AU PÉTROLE, comme l’annoncent la plupart des stars de la finance mondiale et d’autres plus locales – un de mes « contacts » sur LinkedIn est d’ailleurs devenu carrément obsessionnel sur le sujet – le pétrole ne s’arrête plus de monter, puisque ce matin il est à 70.24$. Et le chemin est encore long, puisque tout le monde le sait depuis une semaine :

LE BARIL VA À 300$. Et si j’osais, je dirais même : AU MOINS à 300$.

On se réjouit des festivités qui vont aller avec. Mais surtout, il ne faudra pas venir nous dire qu’on ne vous l’avait pas annoncé. Moi je trouve génial ces périodes de certitudes, ça rappelle l’ascension du Bitcoin, la montée des titres internet, le coup sûr de la titrisation des créances liées au Subprime et encore on n’a pas encore vu combien de pognon on va gagner le jour où l’on va être capables de titriser et de monétiser la mémoire de l’intervenant en bourse.

Dans les nouvelles du jour, on reparle d’Apple. Enfin, pas directement d’Apple, mais de son fournisseur officiel de semi-conducteurs, TSMC. La société Taïwanaise qui avait déjà précipité la baisse du secteur il y a trois semaines suite à des chiffres tout pourris en remet une couche en disant que la guerre économique entre les USA et la Chine pourrait créer des problèmes dans la chaîne d’approvisionnement pour Apple. Manquerait plus que l’on ne puisse plus faire d’iPhone à cause de Trump.

Autrement Softbank se pose des questions sur la participation qu’ils veulent prendre dans Swiss Re, ça fait 3 mois que ça discute et c’est un peu long. Le secteur de la Pharmaceutique est en position « Brace, Brace, Brace » avec le masque à oxygène sur le nez alors que Trump s’apprête à faire un discours sur la baisse des prix des médicaments.

Warren Buffet a tenu son meeting annuel ce week-end, il a (tenté) de rassurer les investisseurs sur sa succession. Il a déclaré qu’investir dans les obligations ne faisait aucun sens. Et le rendement du 10 ans est à 2.96%. Le Bitcoin est en baisse ce matin. Un banque d’investissement basée à Londres que personne ne connaît a déclaré que les Cryptomonnaies pourraient bientôt entrer dans un période « hivernale » qui pourrait voir la plupart des monnaies baisser de 90% – eh oui, on n’est pas des amateurs non plus – mais qu’ensuite, les monnaies survivantes allaient vivre un période de croissance phénoménale. Notez l’utilisation abusive du CON-ditionnel.

À ce jour, on ne sait toujours pas quel genre de drogue consomme les analystes de cette banque, mais ils sont confiants pour l’avenir de Cryptomonnaies visiblement.

Sans suprise, le Barron’s n’a plus parlé pétrole depuis 2 ans. Mais maintenant que l’on a passé les 70$, le journal en fait sa couverture et recommande d’acheter Exxon pour jouer la hausse infinie de l’or noir. Il y a des choses qui ne changeront jamais, mais une chose est certaine, ce marché est au TOP de son jeu actuellement. Nous sommes le Federer de la finance, le Tiger Woods de l’investissement – euh, Tiger Woods avant, pas aujourd’hui… Enfin bref, on est trop fort.

 

Je vous passe les détails pour les chiffres économiques, il n’y en a pas ce lundi, tout comme les chiffres trimestriels. En attendant, les futures sont en hausse et à moins qu’il se passe un truc que l’on n’avait pas prévu – ce qui est fort peu probable – tout devrait se passer pour le mieux dans le meilleur des mondes.

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