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L’indépendance des banques centrales est en train de couler l’économie réelle.

Il apparaît de plus en plus clairement que les banquiers centraux, volontairement ou pas, consciemment ou pas, participent à couler les économies locales au profit du Casino planétaire.

Des économistes libres et indépendants remettent de plus en plus en question les pratiques des Quantitative easing qui semblent rendre stériles les économies et font perdre leur prospérité aux régions et aux organisations (y c bancaires locales).

Pourtant, rien n’y fait! Telle une personne atteinte d’autisme, les banquiers centraux font fi de l’opinion de ces personnes et évidemment des peuples. Ils restent focalisés sur les besoins du Casino qui a toujours plus besoin de liquidités pour continuer de maintenir les indices  boursiers à des niveaux irréalistes. Ceux-ci ne peuvent que se casser la figure un jour ou l’autre. Le mot tsunami serait alors assez faible.

Bruno Bertez, prototype du journaliste économique libre, l’explique ainsi:

« La politique monétaire visait, selon nous, à inflater directement les valeurs et les prix sur les marchés en incitant la spéculation à se porter acheteur à la faveur de l’avilissement de la monnaie, avilissement supposé mais imaginaire car la vitesse de circulation en fait compensait, par son ralentissement, le printing. »

Ce qui est très intéressant dans les propos de B Bertez, c’est la notion de Vitesse de circulation de la monnaie. Celle-ci inconnue ou méconnue des journalistes main stream participe pourtant -tout comme la masse monétaire- de manière proportionnelle à l’inflation.

Or, les banquiers centraux veillent avec les autorités monétaires du genre Finma à rendre étanche les circuits financiers du Casino. Le flux n’arrive pas au niveau local et reste captifs du Casino et de ses plateformes de trading. Tout le monde se souvient  en Suisse comment on a verrouillé l’accès à la propriété en prétextant qu’il existait une pseudo bulle immobilière…. Cet assèchement de liquidités sur le terrain ralentit la vitesse de circulation et finit par créer de la déflation. Rappelons ici que l’évolution des indices boursiers n’impacte pas l’Indice des prix à la consommation.

En revanche les flux financiers venant de l’économie réelle vers le Casino sont les bienvenus.

Et voilà donc que P Arthus et MP Virard remettent en question dans un livre l’indépendance des banques centrales.

« L’indépendance de la BNS en question »paru dans le Temps de Septembre 2011 au lendemain de la fixation du taux-plancher euro/CHF critiquait déjà le principe d’une indépendance qui défie la démocratie.

L’indépendance d’une banque centrale qui dispose librement de l’argent du peuple tout en étant au-dessus des organes démocratiques est déjà un défi au bon sens.

Si on ajoute à ce qui précède que les dirigeants de ces banques sont fortement connectés à titre personnel aux financiers, on ne voit pas comment ils peuvent s’opposer à leur corporation.

On peut clairement dire que le directoire de la BNS, soutenu passivement par Mme Widmer-Schlumpf,  avait abusé de l’interprétation du mot indépendance affiché dans le texte de loi de la BNS.

Il a fait bénéficier les marchés de la richesse fort respectable des Suisses, inconscients de leur force de frappe financière.

Jamais une banque centrale n’aurait dû définir un taux fixe sans l’approbation du parlement et à tout le moins celui du Conseil fédéral lui-même. JAMAIS! Même un professeur d’Université, spécialiste du thème me l’avait confirmé sous couvert express d’anonymat.

Des années plus tard, l’économie et les finances de la Suisse sont précarisées par cette désastreuse décision prise de manière autoritaire et péremptoire par des technocrates qui ne semblent pas répondre aux besoins et agendas locaux.

Il est URGENTISSIME de remettre en question l’indépendance des banques centrales en général et celle de la BNS en particulier si l’on veut stopper l’hémorragie.

3 réponses
  1. fiquet
    fiquet dit :

    C’est vrai qu’il ne faut pas oublier la circulation des liquidités et des capitaux, on se focalise souvent sur la masse, peut-être à cause de l’expression devenu dicton »toi big to fail ».
    L’aspect circulation ouvre la voie à l’explication de l’ inefficacité des QE.cette aspect n’est presque plus que la rapidité « d’absorption » des liquidité par le grand casino.
    Les mouvements brutaux sur le secteur auto sont dans un sens étrange,
    Je me demande parfois si au delà du concept de trappe à liquidité nous n’assistons pas a une pompe à liquidité?
    Bref.De toute façons,il n’y a pas de solution, la solution de base d’investissement de l’État est impossible, peut importe la joyeuse contrée.Les QE vont continuer,les défauts vont continuer jusqu’à la contagion.

  2. Christian ROUAS
    Christian ROUAS dit :

    Extrait du livre « L’Emprise du mondialisme – Crise économique majeure – Origine – Aboutissement, rédigé en 2012
    http://www.omnia-veritas.com/#!lemprise-du-mondialisme/clcy

    Page 349 : Sixième moyen, parvenir à assécher progressivement l’économie réelle, Point clé

    Depuis les années 1980, progressivement l’économie réelle a été stratégiquement asséchée. Les masses financières ont été spécifiquement et tactiquement amoncelées au-dessus d’un étranglement laissant passer à minima le flux de liquidités à peine suffisant pour tenir à flot l’économie générale. L’étranglement de ce sablier a été façonné sur le modèle de l’outrance spéculative. Le débit de l’écoulement est délibérément restreint pour que toutes les composantes de l’économie réelle en soient tributaires au premier degré. Dans ces conditions de restriction organisée, de rigueur généralisée, il n’est pas étonnant que la seule partie de l’économie apte à produire des richesses redistribuables à tous se trouve désormais contrainte à une forme de survie.

    Extrait de la page 285 :
    Mais l’objectif du cartel mondialiste transparaissait clairement au travers des propos de DRAGHI du 20 juillet 2012 « Tout mouvement vers une union financière, budgétaire et politique est à mon sens inévitable et conduira à la création de nouvelles entités supranationales. Dans certains pays, le transfert de souveraineté ¬ […] que cela implique est un enjeu majeur. Avec la mondialisation, c’est précisément en partageant la souveraineté que les pays peuvent mieux la conserver ». Pour que cet objectif puisse être atteint, l’assèchement de l’économie réelle doit se poursuivre. Si cela n’y suffisait pas, il faut s’attendre à un bouleversement monétaire. À ce stade, la BCE serait dépourvue de toute marche de manœuvre.

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