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Vers un déconfinement intelligent du confinement inutile?

Nicolas Meilhan était invité sur BFM TV mardi 24 novembre pour faire quelques propositions afin de permettre aux restaurateurs d’ouvrir avant le 20 janvier, et plus généralement de définir des critères de mises en place de couvre-feux intelligents afin d’éviter de confiner notre pays un mois sur deux et de trouver le meilleur compromis entre la propagation de l’épidémie et son impact sur notre économie.

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Nicolas a notamment proposé la mise en place d’un déconfinement localisé associé à un couvre feu à 21h ou 23h en fonction des principaux indicateurs de l’épidémie dans chaque département : incidence pour 100 000 habitants, taux d’occupation des services de réanimation et taux de reproduction R:
– incidence > 300 ou taux d’occupation des services de réanimation > 30% et taux de reproduction du virus R>1 => couvre-feu à 23h
– incidence > 400 ou taux d’occupation des services de réanimation > 40% et taux de reproduction du virus R>1 => couvre-feu à 21h
– incidence < 200, taux d’occupation des services de réanimation < 40% et taux de reproduction du virus R<1 => couvre-feu à 23h
– incidence < 100 et taux d’occupation des services de réanimation < 30% et taux de reproduction du virus R<1 => levée du couvre-feu à 23h

Nicolas a rappelé que les couvre-feux mis en place le 17 octobre pour l’Ile de France et 8 métropoles et le 24 octobre pour 54 départements avaient été suffisants, en plus de la fermeture des bars le 6 octobre, la règle des 6 le 14 octobre et le télétravail, pour stopper la progression de l’épidémie puisque le pic épidémique a eu lieu le 29 octobre, c’est à dire la veille du confinement.

Il a aussi comparé les mesures de restrictions mises en place dans les pays d’Europe de l’Ouest – fermeture des bars et restaurants dans les pays anglo-saxons (Belgique, Pays-Bas, Autriche, Allemagne) et couvre-feu dans les pays latins (France, Espagne et Italie) – et a observé un décalage de 10 à 12 jours entre la mise en place des mesure de restrictions et le pic épidémique.

Comme le rappelait récemment Samuel Alizon, directeur de recherche au CNRS, au Figaro, « l’épidémie a commencé à ralentir avant la mise en place du confinement, il est même possible qu’elle ait atteint son pic au moment des annonces du président Emmanuel Macron fin octobre »

Il semble par ailleurs que si le confinement a peut-être évité un rebond de l’épidémie à la rentrée des vacances scolaires, il n’a pas permis d’accélérer la régression de l’épidémie, la tendance sur les nouveaux cas étant la même depuis le 24 octobre et n’ayant pas dévié d’un iota depuis cette date (le décrochage de la tendance à partir du 8 novembre est liée à l’impact du 11 novembre sur la moyenne mobile sur 7 jours).

Les vacances scolaires semblent par contre avoir eu un impact significatif sur la situation sanitaire avec une inflexion des admissions à l’hôpital à partir du 16 octobre et des admissions en réanimation une semaine plus tard.

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