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PIB US T1= -2.9%

PIB US T1= -2.9%

 

Ce n’est pas grave, c’est du passé, nous savions que cela allait être mauvais, c’est la météo, c’est la variation de stocks, c’est le mauvais calcul des dépenses de santé. Madame Yellen nous a dit que tout allait bien, que la croissance se renforçait, il est admis que le trend de croissance est de 2,5 à 3 en ce moment, on ne peut pas parler de récession sur un chiffre sur un trimestre………

Le sondage effectué du 10 au 15 janvier sur 73 économistes (j’ai les noms) donnait une médiane à 2,5% pour le T1 et 2,8% pour l’ensemble de 2014.

En avril la médiane du T1 était de +1,5% et +2,7% pour l’année (le changement de taille des caractères est pour les malvoyants).

Il est évident que tous ces économistes avaient prévu la récession et un PIB à -2,9%, cela dit entre +1.5 et -2,9 c’est juste l’épaisseur du trait !!

Ah au fait le PIB hors recherche et développement est -3,2%, ce chiffre comme celui du PIB hors prostitution et drogue vous le trouverez uniquement chez les éconoclastes !!

Ces petites remarques préliminaires étant faites décortiquons ce chiffre du « passé » et essayons de se projeter au T2.

Aujourd’hui les prévisions du T2 sont à 3,5%.

Cette révision n’a pas une cause unique, c’est la résultante d’une dégradation de tous les paramètres, la consommation, l’investissement, la balance commerciale et enfin la fameuse variation de stocks paramètre magique source prometteuse d’un avenir radieux.

Toutes les composantes du PIB se dégradent mais nous retrouvons, sur ce trimestre touché gravement par une vague de froid polaire (quelques jours en janvier), des chiffres atteints sur différents trimestres, (Printemps, Eté), indépendamment de toutes considérations météorologiques,  et malgré la bagatelle de 2700 MDS de dollars injectés.

Nous sommes tous d’accord que le deuxième trimestre comprend les chiffres d’avril mai et juin…..même cela de nos jours peut être contesté c’est pourquoi je mets les choses au point.

  • Pour avril la balance commerciale est publiée à -47,2 MDS ce qui représente une nette dégradation par rapport au premier trimestre -40.05 en janvier, -42.58 en fevrier, -44.176 en mars je rappelle que c’est en janvier qu’il a fait froid avec des exportations en baisse de 0.2% et des importations en hausse de 1,2%.
  • Production industrielle -0.3% avril
  • Ventes aux détails +0.3% avril, 0 en mai
  • Consommation des ménages avril 0, Mai 0,2%
  • Stocks grossistes 1,1 en avril contre 1,1 en mars 0, 7 en février, 0,8 en janvier
  • Stock des entreprises moyennes aux environs de 0,5 pendant le premier trimestre
  • En ce qui concerne la reprise du logement aux US force est de constater que les permis de construire ne remontent pas vraiment et que curieusement une bonne partie des achats se font sans crédit c’est-à-dire par des fonds ou des institutionnels pour les louer.
  • Aujourd’hui près de 15 M d’américains sont sortis de la population active

 

Ces chiffres sur avril et mai pour certains montrent qu’il n’y a pas de rebond et donc que la météo n’était qu’un énième prétexte minable pour justifier une politique monétaire désastreuse.

Rassurez-vous chers économistes le BEA jouera sur la variation de stocks pour vous montrer un rebond qui n’existe pas dans la réalité et une fois de plus on corrigera les chiffres plus tard pour que vous puissiez premièrement ne pas avoir l’air de ce que vous êtes. Et deuxièmement pour que vous puissiez dire que c’est du passé et donc sans intérêt.

Il n’en reste pas moins que cette manipulation du chiffre des stocks est du plus haut ridicule, il n’y a pas eu de déstockage puisqu’il n’y a pas eu de vente et que les chiffres montrent que la variation de stocks n’a pas été très importante pendant le premier trimestre, décidemment le BEA  est muni de machines à calculer très spéciales.

Le PIB dans les pays occidentaux est composé au deux tiers par la consommation, or qui peut penser que l’impression monétaire et les taux à 0 vont agir sur votre capacité à consommer.

Les revenus disponibles sont en baisse, votre capacité d’emprunt est déjà largement surutilisée, la probabilité que vous perdiez votre travail est élevée et la probabilité d’en retrouver rapidement quand vous l’avez perdu est elle très faible, l’effet richesse ne concerne que très peu de personnes.

De plus nous avons des populations vieillissantes qui ne peuvent plus reconstituer l’épargne qu’elles dépensent.

L’investissement « intelligent » n’existe plus. Dans un environnement de taux à zéro, ou seule la vision court-termiste règne, les entreprises préfèrent souvent racheter leurs propres titres ou croquer le voisin pour faire monter leurs cours de bourse plutôt qu’investir en recherche.

Le commerce est lui aussi en berne car tous les pays, ou presque, sont dans la même situation.

Faisons fi de ces considérations générales et revenons-en à l’essentiel…… la coupe du monde de foot censée nous redonner de la croissance 0,7% je crois.

J’en déduis que pour l’Espagne, l’Italie, L’Angleterre, le Portugal c’est d’ores et déjà -0,7%……

Ils n’avaient pas besoin de ça !!!!!

Olivier DELAMARCHE

 

6 réponses
  1. BERNABEU
    BERNABEU dit :

    Bonjour ,

    Je viens de lire votre article après vous avoir vu sur BFM  » face  » à Marc Riez , à sa place je changerai de métier tout de suite , pitoyable personnage j’espère que la soupe est vraiment bonne pour lui pour raconter des âneries pareil.
    Continuez votre excellent travail d’informations encore et encore les gens doivent savoir

  2. BA
    BA dit :

    Lundi 30 juin 2014 :

    France : nette augmentation de la dette publique au premier trimestre.

    La dette publique brute de la France a augmenté de 45,5 milliards d’euros entre le dernier trimestre 2013 et le premier trimestre 2014, pour atteindre 1985,9 milliards d’euros à fin mars, a annoncé l’Insee lundi.

    La dette publique brute, calculée en vertu des termes du traité de Maastricht, représente 93,6% du produit intérieur brut de la France, en hausse de 1,8 point par rapport au quatrième trimestre 2013, a précisé l’Insee dans un communiqué.

    http://www.romandie.com/news/France-nette-augmentation-de-la-dette-publique-au-premier-trimestre/492656.rom

    A propos de la France :

    1978 : dette publique équivalent à 72,8 milliards d’euros, soit 21,2 % du PIB.
    1981 : dette publique équivalent à 110,1 milliards d’euros, soit 22 % du PIB.
    1986 : dette publique équivalent à 249,3 milliards d’euros, soit 31,1 % du PIB.
    1993 : dette publique équivalent à 515,4 milliards d’euros, soit 46 % du PIB.
    1997 : dette publique équivalent à 752,5 milliards d’euros, soit 59,5 % du PIB.
    2003 : dette publique de 1004,9 milliards d’euros, soit 63,3 % du PIB.

    2007 : le nouveau Premier ministre, François Fillon, déclare : « Je suis à la tête d’un Etat en faillite ».

    Chaque année, pendant cinq ans, François Fillon a rajouté un étage de dette publique supplémentaire.

    2007 : dette publique de 1211,6 milliards d’euros, soit 64,2 % du PIB.
    2008 : dette publique de 68,2 % du PIB.
    2009 : dette publique de 79,2 % du PIB.
    2010 : dette publique de 82,4 % du PIB.
    2011 : dette publique de 85,8 % du PIB.
    2012 : dette publique de 1841 milliards d’euros, soit 90,6 % du PIB.
    Fin mars 2014 : dette publique de 1985,9 milliards d’euros, soit 93,6 % du PIB.

    Dimanche 27 janvier 2013 :

    Michel Sapin évoque un État « totalement en faillite ».

    « Il y a un État, mais c’est un État totalement en faillite. » Le constat dressé par le ministre du Travail, Michel Sapin, dimanche sur Radio J, n’est pas nouveau.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/01/27/20002-20130127ARTFIG00150-michel-sapin-evoque-un-etat-totalement-en-faillite.php

  3. Gold West
    Gold West dit :

    @Bernabeu effectivement ce Marc Riez est totalement à côte de la plaque…il doit manger ces écrans plats pour sortir ces stupidités pareilles…en tout cas monsieur Delamarche continuer sur la même lancer vous êtes l’un des rares à être à 10000% dans le monde réel…

  4. Nicolas Bernard
    Nicolas Bernard dit :

    Bonjour Mr Delamarche,

    Merci beaucoup pour vos excellentes analyses.
    Je ne vois pas comment une personne de bonne foi peut contredire une telle analyse.

    En France, nous prenons 25 000 chômeurs supplémentaires chaque mois. A cela il faut ajouter tout les salariés de toutes les entreprises en difficultés.

    Il est évident, qu’un chômeur ou un salarié d’une entreprise en difficulté modifie grandement ses comportements de consommation et se contente d’acheter le strict minimum.
    Dans ces conditions il est illusoire d’espérer une reprise de la consommation.

  5. Alain du Chili
    Alain du Chili dit :

    Bonjour M. Delamarche,
    Je vous suis depuis longtemps sur BFM Business et via vos interventions filmées disponibles sur internet. Je partage généralement vos opinions et votre bon sens, cependant, je pense que vous n’abordez pas correctement le thème du « timing » qui donne encore et toujours raison aux exposants du courant dominant. Vous savez, un malade terminal qui est aux soins intensifs sous acharnement thérapeutique, il peut encore durer longtemps, surtout si sa famille ne se résoud pas à le voir mourir. Suivant cette comparaison, je pense que l’argument à développer porte sur les facteurs qui rendent virtuellement impossible que le patient sorte un jour des soins intensifs en marchant et prêt à revivre avec force et enthousiasme. Un « pessimiste actif » comme se décrivait Jacques Delors, préfère prévoir le pire et se tromper. Je crois qu’il est bon de maintenir un diagnostic très réservé sur le malade qui finira inévitablement par trépasser (tous les arguments objectifs sont là pour le prouver) mais, en revanche, je crois aussi qu’il est de bonne guerre de mettre en exergue toutes les ressources qui sont mises en oeuvre pour retarder l’échéance, comme on l’attendrait de la meilleure équipe médicale via-à-vis d’un être cher. Finalement, ce que l’on évite jour après jour n’est pas seulement une nouvelle crise financière et économique mais bien l’effondrement d’une civilisation.

  6. Djamel
    Djamel dit :

    Bonjour,

    « Le sondage effectué du 10 au 15 janvier sur 73 économistes (j’ai les noms) donnait une médiane à 2,5% pour le T1 et 2,8% pour l’ensemble de 2014. »

    Pas gentil de nous faire saliver !
    Donnez les noms, ils meritent un podium des premiers de la classe.

    Allez les écono… dites nous tout !

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