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L’Italie, centre du monde

Italie centre du monde colisée

En même temps, c’est relativement facile, les Anglais n’étaient pas là, les Américains n’étaient pas là et Trump avait perdu son Smartphone. Autant vous dire que dans ce cas précis, restait plus qu’à réchauffer les pâtes et les pizzas qui n’avaient pas été terminées durant le week-end et en remettre une couche en arrosant le tout de Barolo pour que ça passe mieux.

 

En résumé, le Président Mattarella a refusé de transformer le nouveau gouvernement en gériatrie en laissant entrer Savona au Ministère des Finances, pas tant à cause de son âge, mais surtout à cause du fait qu’il hait les Européens et que ça ferait mauvais genre à la prochaine réunions des ministres des finances européens justement. Du coup, le prof d’économie Conte qui a étudié sur internet a refusé d’être le nouveau Premier Ministre et les chefs de partis extrême-droite et extrême gauche sont fous de rage. Le Président a finalement engagé un ex du FMI pour devenir Premier Ministre et entre vous et moi, on se fout de qui c’est, parce qu’il est juste venu comme G.O.D.N.E – gentil organisateur des nouvelles élections.

Bref, dans un premier temps, le marché – enfin, ceux qui étaient là et qui connaissent le marché italien – le marché a aimé la nouvelle du refus de l’Eurosceptique, car c’était perçu comme une volonté de l’Italie de rester dans l’Europe (ou ce qu’il en reste) – mais ensuite le marché est parti en vrille parce qu’il s’est quand même rendu compte que les élections allaient quand même se jouer entre Hitler et Karl Marx et qu’à la fin, ni l’un ni l’autre ne voulait de l’Europe en Italie ou de l’Italie en Europe.

Nous voici donc revenus dans l’incertitude en Italie et en plus un jour où il n’y avait pas vraiment foule au bureau. Résultat, le MIB s’est pris 2% dans les dents, 2% de plus et le reste de l’Europe était calmement en baisse avec une mention toute spéciale pour l’Espagne qui continuait de surfer sur l’instabilité politique locale en réclamant toujours un vote de confiance pour Rajoy.

Dans l’ambiance actuelle, l’Euro/Dollar reste volatile. Et l’autre « usual suspect » du jour, c’était le pétrole qui touchait brièvement les 66$ alors que l’on entendait ici et là que les Russes allaient augmenter leur production pétrolière, remettant un peu plus en doute le coup sûr du pétrole à 100$ – objectif de l’année annoncé par les stars de la finance.

Ce matin le pétrole se reprend un peu et traite à 66.86$ et l’or est à 1304$. L’Asie est en baisse. Le Japon recule de 1%, Hong Kong de 0.4% et la Chine de trois fois rien.

On attend le retour des USA, des espoirs ou pas de sommet avec Kim Jong, de l’accord unilatéral sur le nucléaire iranien, de la guerre économique avec la Chine qui n’aura pas lieu ou qui aura lieu et de la prochaine connerie que Trump pourra éventuellement nous sortir sur Twitter.

En attendant il n’y a pas grand-chose d’autre à dire si ce n’est ce qui a déjà été dit hier. Le Barron’s publie sa liste des 30 « meilleurs CEO’s », mais rien de bien extraordinaire qui devrait changer notre ordinaire. Le journal publie également des suggestions d’investissements dans le déluge de problèmes des marchés émergents et nous explique pourquoi l’intelligence artificielle n’est qu’au début de son cycle. Mais pour le reste on verra demain quand la semaine sera vraiment lancée.

Pour le moment les futures sont légèrement en hausse et il n’y aura pas de chiffres économiques relevant, si ce n’est la Confiance du Consommateur aux USA.

Il me reste à vous souhaiter une excellente journée et vous dire que cette chronique était encore trop longue compte tenu de ce qu’il y a dire depuis trois jours.

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