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Si une propagande médiatique signe l’existence d’une guerre, alors elle a déjà commencé !

Le compte à rebours a débuté : plus qu’une semaine avant les présidentielles américaines… mais le compte a rebours d’échéances plus sinistres n’est-il pas déjà enclenché depuis le début du second mandat de Barack Obama ?

Beaucoup de ses concitoyens l’accusent de ne pas avoir fait grand chose durant ces 4 dernières années.

C’est foncièrement inexact et cela constitue la marque d’une vue étriquée et nombriliste, proche de l’esprit de clocher, où le quotidien sans intérêt du quartier dans lequel l’électeur habite prime sur la marche du monde.

D’accord, il n’y a jamais eu autant de bavures policières racistes et de noirs tués sans sommation aux Etats Unis que durant le second mandat Obama… mais la communauté noire ne lui en veut pas : les derniers sondages confirment qu’elle va voter massivement pour Hillary Clinton qui a promis -non pas de sortir les plus pauvres de la mouise- mais de favoriser l’enrichissement de Wall Street et des ultrariches qui financent sa campagne (rien de nouveau sous le soleil).

Au moins Barack Obama donnait le change en parlant de réduire les inégalités et d’améliorer le sort de la communauté noire dans ses discours, même si cela ne s’est jamais produit.

Mais le second mandat du Prix Nobel de la Paix restera gravé dans les livres d’histoire puisque qu’au cours de cet intervalle, le Proche Orient s’est embrasé, avec les printemps arabes (qui correspondent en fait au crépuscule des dictatures laïques corrompues comme en Tunisie, Lybie, Syrie) avec l’instauration d’un mix dévastateur de guerres civiles inter-religieuses et interethniques, de bataille d’influence concomitante entre Ryad et Téhéran, Washington et Moscou.

Sans oublier la Turquie d’Erdogan -qui échappe à un étrange putsch raté, aussitôt transformé en épuration politique express et parfaitement réussie- prenant ses distances avec l’OTAN et Washington avant de se réconcilier avec Poutine.

Erdogan maintient parallèlement l’arme de l’afflux des migrants pointée sur l’Europe, tout en poursuivant hors de ses frontières (et jusqu’en Irak) la guerre totale contre les kurdes, (lesquels sont ouvertement soutenus par Washington).

A-t’il vraiment mis fin au « trouble-jeu » avec Daech destiné à déstabiliser Damas et destiné à étendre la sphère d’influence d’Ankara au Proche Orient, une zone restée longtemps sous domination de l’Empire ottoman, jusqu’en 1919 ?

Et puis, il y eu l’insurrection du Maïdan (coup d’état survenu à Kiev en février 2014) orchestré par la CIA et sous la supervision de Victoria Nuland (qui assume pleinement cette opération aujourd’hui) et le basculement de l’Ukraine côté OTAN (avec là la clé la « délocalisation » du stock d’or ukrainien « en un lieu sur »… ignoré de tous) entraînant l’inévitable riposte de Moscou.

Il s’agit de l’annexion de la Crimée via un référendum d’autodétermination au printemps 2014 dont le résultat était couru d’avance vu que la population locale est à 65% russophone, 12% tatare (soit 77% en principe pro russes), 15 ukrainienne (+8% « autres »).

Depuis quelques semaines, les relations entre Washington et Moscou se tendent dans des proportions que le grand public a du mal à appréhender… et pas qu’à propos de la Syrie (bombardement d’Alep-Est et des rebelles « modérés » financés par le Qatar) ou de l’Ukraine (l’embrasement du Dombass peut resurgir à tout moment).

Sans entrer dans les détails, Vladimir Poutine a suspendu le 5 octobre un accord qu’il avait co-signé avec Bill Clinton et les Etats-Unis, juste avant l’élection de George W. Bush (qui ne l’avait d’ailleurs pas remis en cause) sur la coopération des 2 pays en matière de recherche atomique et le recyclage des dizaines de tonnes de plutonium provenant du démantèlement d’ogives nucléaires démilitarisées.

Et c’est sans compter depuis un an les bombardement d’un coalition sunnite avec à sa tête l’Arabie Saoudite sur une large portion du territoire du Yémen sous contrôle Houti, avec des munitions pas à 100% « conventionnelles » d’après de nombreux témoignages concordants et des images plus que troublantes.

Tout ce qui vient d’êtres exposé s’est bel et bien produit au cours du seul second mandat de Barack Obama et c’est le fruit d’une coopération entre la Maison Blanche et les néoconservateurs qui déterminent depuis des décennies la stratégie de l’OTAN : celle qu’Hillary Clinton reprend totalement à son compte dans sa campagne.

Elle participe à l’intense propagande médiatique occidentale contre les bombardements russo-syrien sur Alep-Est… alors même que les Etats-Unis préparent une offensive de plus grande ampleur encore sur Mossoul : elle est destinée à faire se déplacer le gros des effectifs de l’état islamique de l’Irak vers la Syrie, avec l’espoir que la lutte contre Bachar El Assad se poursuivra de plus belle.

C’est ce qu’espérait initialement Erdogan en laissant le pétrole de Daech transiter par la Turquie avant que Poutine ne détruise cette source de cash vitale pour l’EI.

Après l’épisode du chasseur russe abattu à la frontière syro-turque -suivie de la mystérieuse destruction d’hélicoptères de transport militaire turcs par des missiles sol/air de provenance inconnue au kurdistan- voilà qu’Ankara et Moscou annonçaient début octobre la signature d’un accord  concernant la construction d’un gazoduc baptisé Turkstream qui passerait sous la Mer Noire pour aboutir dans la zone du Bosphore (une alternative au projet de gazoduc Southstream bloqué par l’Europe dans le cadre des sanctions imposées à la Russie).

Dans le même temps, la Qatar n’est pas prêt de voir un gazoduc traverser la Syrie pour déboucher vers l’Europe.

Et qu’en pensent les marchés ?

Réponse : qu’il n’y a vraiment pas de quoi s’alarmer !

Il faudrait vraiment succomber à un pessimisme noir pour imaginer que quelque chose pourrait mal tourner au Proche-Orient alors que le chaos découlant des printemps arabes se double désormais d’un climat de guerre froide assumé entre les USA et la Russie.

Une confrontation devenue quasiment frontale et dont Hillary Clinton se veut le fer de lance, avec le soutien des médias « mainstream », tout acquis à la candidate démocrate.

La propagande anti-Poutine qui y prospère démontre -s’il en était davantage besoin- qu’une 3ème guerre mondiale a déjà débuté d’une certaine façon.

Les récentes cyber-attaques coordonnées contre des géants du « Net » occidentaux pourraient constituer une première série d’avertissements sans frais.

Une sorte de répétition générale avant que le cyber-conflit n’occasionne des dégâts économiques sévères et dommageables pour l’ensemble des citoyens, sachant que la Maison Blanche a déjà prévenu qu’une telle éventualité serait considérée comme une agression directe à l’encontre des Etats-Unis et constituerait un « acte de guerre ».

Vu la difficulté de déterminer avec certitude la provenance d’une attaque informatique massive, il est difficile de ne pas redouter qu’une opération « hostile » sous faux drapeau (« false flag ») ne serve de prétexte à une escalade (accusations/menaces/démentis) débouchant sur une riposte militaire le moment voulu.

Si le courant et le flux internet s’interrompent brusquement sans crier gare dans votre quartier tandis que les réseaux mobiles « plantent » et que les distributeurs de billets tombent tous en panne simultanément partout où vous tentez de retirer de l »argent, il pourrait ne s’agir que d’une malencontreuse coïncidence.

Ou peut-être pas…

 

Ph Béchade

5 réponses
  1. Dahool
    Dahool says:

    Bonjour

    Quelques questions idiotes…
    Et les banques internationales qui opèrent sur le territoire contrôlé par l’EI, on en parle quand ? Souhaitons-nous réellement mettre fin au conflit ? Pourquoi ce sujet n’existe pas ? Pourquoi ai-je un doute ?

    En lisant ceci,
    « Si le courant et le flux internet s’interrompent brusquement sans crier gare dans votre quartier tandis que les réseaux mobiles « plantent » et que les distributeurs de billets tombent tous en panne simultanément partout où vous tentez de retirer de l »argent, il pourrait ne s’agir que d’une malencontreuse coïncidence. »,
    j’ai immédiatement pensé à la grande Christine et son idée de « reset ».

    Est ce à dire que notre civilisation est en danger ?
    Rien n’est impossible.

  2. Alure
    Alure says:

    Bonjour,

    C’est un très bon résumé de la situation
    Cependant, pourrez-vous corriger le nom de « d’Olivia Nulland  » par Victoria Nuland

    Merci par avance
    Cdt

  3. Sun Tzu
    Sun Tzu says:

    Très bon article de M. Béchade, heureusement nous sommes de plus en plus nombreux à y voir clair, mais est-ce que ce sera utile ? Clinton la folle furieuse qui a soutenu la guerre en Iraq, planifié l’assassinat de Kadhafi, soutenu le coup d’Etat en Ukraine et armé les égorgeurs modérés en Syrie devrait être en prison pour crimes de guerre… Enfin plutôt à l’hôpital psychiatrique vu ses problèmes de santé… Au lieu de cela elle va certainement être élue pour commander d’autres hystériques bellicistes comme John Kirby qui a récemment menacé la Russie pour son implication à Alep… On sera très chanceux d’éviter une guerre mondiale si elle passe !

    J’en profite pour mettre le lien vers un article d’Olivier Berruyer, autre éconoclaste dont j’admire le travail de réinformation: https://www.les-crises.fr/cest-desormais-clair-hillary-clinton-est-la-candidate-de-la-guerre-consortium-news/

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