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Indices boursiers entre rebond et capitulation

Les marchés actions continuent de s’enliser. La confiance des investisseurs ne connaît toujours pas d’impulsion, les newsflows, en particulier macroéconomiques continuent d’être perçus avec pessimisme. Encore avant hier, les données publiées aux Etats-Unis ont déçu (ISM non manufacturier en baisse à 53,5 en janvier contre 55,8 en décembre), faisant craindre une propagation des tendances récessives au secteur des services, jusqu’ici solide et véritablement moteur dans la reprise économique du pays. De son côté, la banque d’Angleterre a révisé ses perspectives de croissance et maintenu ses taux inchangés. Parallèlement, la volatilité des cours du pétrole, après une parenthèse légèrement haussière de quelques jours, reste sans surprise un catalyseur majeur pour les indices actions.

Tel est le sentiment actuel des marchés. En prenant un peu de recul sur la situation des marchés boursiers, l’optimisme est permis. Après dix semaines quasi consécutives de cycle baissier, les marchés semblent d’un point de vue technique, prêts pour une consolidation. Les niveaux des indices indiquent d’éventuels supports techniques, préalables à un rebond. Les évènements de marchés et craintes des derniers mois, en particulier sur le ralentissement des économies émergentes et l’instabilité des marchés financiers, sont clairement identifiés et semblent désormais correctement « pricés » dans les cours.

Les facteurs de risque sont « pricés » et les banques centrales vont rester très actives

Les perspectives de croissance économique modérée en Europe ont incité les analystes à publier des prévisions de résultats d’entreprises moins élevées que lors des années précédentes, mais aussi plus raisonnables. Le potentiel de révisions baissières des croissances bénéficiaires au fil des trimestres à venir est relativement faible. Cet aspect est, d’une certaine façon, un soutien à la valorisation des cours, le risque de déception étant de fait, moindre. La progression des bénéfices est attendue à environ 8% en Europe en 2016.

N’oublions évidemment pas le rôle que continueront de jouer les banques centrales : tant la Banque Centrale Européenne (BCE) que la Réserve fédérale américaine, pourtant engagées dans des cycles monétaires différents, qui continueront d’« administrer » les prix des actifs risqués. La BCE devrait frapper à nouveau un grand coup lors de sa prochaine réunion, en mars, conformément aux promesses de Mario Draghi en vue de réévaluer la politique monétaire de l’institution, dans un contexte d’inflation faible. La Banque du Japon se montre aussi très active, ses taux de dépôts au jour le jour étant passés en territoire négatif, pour inciter les banques à prêter aux agents économiques, une tentative supplémentaire de reflation de l’économie.

De son côté le Fed prendra la mesure de l’environnement économique global, pour ajuster le rythme de son resserrement monétaire. Cette lecture globale est tout-à-fait nouvelle pour la banque centrale américaine. Le scénario le plus probable est celui d’une seule hausse, au maximum, des taux directeurs américains en 2016 pour atteindre 0,75%.

Dans ces conditions, nous anticipons sur un rebond boursier dans les prochaines semaines. L’indice CAC 40 pourrait ainsi retrouver un niveau de 4 600/4 700 points à l’horizon de 6 mois. Sur les devises, le dollar US semble avoir atteint un point haut de long terme par rapport à l’euro. Nous anticipons donc désormais un mouvement d’appréciation de l’euro face au billet vert, le resserrement monétaire américain ayant été pleinement anticipé et intégré ces dix-huit derniers mois, tandis que le relèvement des taux directeurs américain sera sans nul doute très modéré !

Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets

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