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Brexit : de combien le CAC 40 peut-il encore baisser ?

Pierre Sabatier était ce matin l’invité de David Jacquot, dans l’Ecorama, pour discuter du préoccupant mouvement de baisse des marchés à l’approche du Brexit…

 

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Si le Brexit devait se produire, des experts et des brokers affirment que les marchés d’actions européens pourraient décrocher de 20%.

 

Ces prédictions sont-elles crédibles ?

« Quand on voit que la deuxième économie de l’Union Européenne est susceptible de sortir de cette organisation, on ne peut pas dire que les acteurs du marché sur-réagissent. Ils agissent normalement »

Le risque que les cours dévissent à hauteur des prédictions alarmistes est difficilement envisageable, et encore moins durablement. Notons également, dans un scénario où le Brexit n’aurait finalement pas lieu, le retour de confiance et les mouvements d’achats induits qui seraient suffisamment conséquents pour redorer les bourses européennes dernièrement dépréciées.

 

L’hypothèse d’un Brexit n’est-elle pas, pour partie, déjà anticipée par les investisseurs ?

C’est effectivement ce que les mouvements baissiers démontrent, comme d’habitude, et la tendance pourrait s’accentuer si l’acte du Brexit est consommé.

« Si le Brexit se concrétisait, les marchés seraient davantage dans un mouvement de Bear Market »

A terme, un réajustement des anticipations conduirait à une stabilisation des cours.

Il est également important de considérer le rôle des responsables Politiques Européens anti-Brexit. Notamment, les annonces de la Banque Centrale, avec dernièrement, en juin, l’accélération des rachats d’actifs européens sur le marché obligataire.

« On peut dire que Mario Draghi est en partie responsable de ces mouvements baissiers en Europe »

 

Le Brexit : le début de la fin ?

« D’un point de vue économique, le Brexit, ne représente pas beaucoup de risque »

Le risque d’un Bear Market entrainant l’ensemble des économies européennes vers le chaos annoncé est peu probable venant des marchés, ou des décideurs Bruxellois, en représailles de cette rupture. D’autant plus que l’Europe ne tirerait pas d’intérêt économique à sanctionner le choix des citoyens Britanniques, qui ont toujours limité leur implication dans la construction européenne, et ne partagent même pas la monnaie commune.

On peut finalement se demander si le retrait des investisseurs internationaux ne serait pas avant tout lié à la solvabilité de la Zone Euro, avant d’être la cause unique d’un détachement politique du Royaume-Unis envers l’Union Européenne, qui n’engendrera qu’un soubresaut de courte durée…

 

Thibaut Chessé

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