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Le Mur des 2100 est tombé !

Hier, nous avons eu droit à la journée des « non-évènements ».

L’OPEP n’a pas réussi à se mettre d’accord, mais ils prévoient une baisse de la production, de plus les inventaires sont en baisse. Mais malgré tout, le pétrole ne parvient pas à casser les 50$ sur le baril, il est juste en-dessous, en embuscade, mais rien à faire pour le moment.

La BCE a annoncé qu’elle laissait ses taux inchangés, ce qui n’a surpris personne. Et puis Draghi a annoncé qu’il utiliserait « tous les moyens à sa disposition pour relancer la croissance, l’économie et les ventes de Sinalco ». Comme d’habitude, les mêmes phrases qui ne servent plus à rien et qui ne surprennent plus personne.

Ce qui serait surprenant, c’est qu’il vienne un jour pour nous dire : « Bon les gars, là, franchement j’y crois plus. Quoi que je fasse, quoi que je dise, l’économie n’en a rien à faire, la croissance ne reprend pas et ces idiots de consommateurs refusent de consommer comme des bœufs, alors faites comme vous la sentez, moi je me casse à la plage et je reviens dans six mois, on verra bien ce qu’il s’est passé ».

Ça, ça serait drôle.

Mais non, hier Draghi s’est contenté de dire qu’il ferait tout ce qu’il peut…

Comme d’habitude.

Aux USA les chiffres ADP de l’emploi étaient ok, ce qui pourrait éventuellement peut-être dire que les chiffres des Non-Farm-Payrolls de cette après-midi devraient être pas trop mauvais. Ou pas.

En conclusion de la journée d’hier ; c’était une petite journée, les nouvelles que l’on a pu lire ne nous ont pas apporté grand-chose et même au niveau micro, ce n’est pas les quelques upgrades ou downgrades ici et là qui vont changer la face du monde.

En revanche, on peut le prendre comme on veut, on peut lui donner l’importance que l’on veut, mais le S&P500 est au plus haut depuis novembre 2015 – je pense que le 10 janvier 2016 peu d’entre nous auraient parié sur un niveau pareil en juin – surtout en plein « sell in May and go away ». C’est également la première fois depuis des mois que l’on sort de ce range ennuyeux de 2040-2100. Et pour ceux qui croient un tant soit peu à l’analyse technique, à mon sens et à ma libre interprétation, c’est un break out haussier.

Alors je ne dis pas qu’il faut vendre les bijoux de la grand-mère, la pendule avec les oiseaux qui chantent toutes les heures dans le salon et les montres de collection pour acheter des actions, mais il faut reconnaître qu’il y a un truc qui est en train de changer. La douce mélodie du « à poil les shorts » commence doucement à résonner au fond des salles de trading.

C’est une affaire à suivre, mais avec tout le monde qui recommande à se clients d’être prudent et de réduire les expositions aux actions, avec les sites internet type Marketwatch qui vous mettent des articles en première page qui disent : « Ce graphique montre pourquoi les actions pourrait se diriger en direction d’une baisse ». Je me dis que l’on aura l’air malin avec nos montagne de cash en taux négatifs quand le S&P500 sera en hausse de 10% sur l’année.

Ce n’est pas une prévision, mais étant donné que PERSONNE n’y croit, voir personne n’ose le soupçonner, je ne serais même pas étonné que l’on se retrouve à courir derrière un marché qui monte, tel le labrador qui court après le pare-choc d’une voiture.

Pour le reste, on retiendra que l’OPEP ne sert à rien, que le dollar est fort à nouveau, il est à 1.1154 contre Euro, à 1.4413 contre Sterling, à 108.91 contre Yen, à 0.9902 contre Suisse.

L’or est dans les choux à 1213$, le pétrole est à 49.17$ en embuscade et prêt à casser les 50$ à tout moment et ce matin le Japon est en hausse de 0.4%, Hong Kong de 0.25% et la Chine ne fait rien.

Nous sommes vendredi, ça ne sera pas une avalanche de nouvelles ce matin, surtout que l’on attend tous avec impatience les chiffres des non-farm payrolls qui vont probablement changer la face du monde de l’investissement pendant 17 minutes et 12 secondes et ensuite, on passera à autre chose. Mis à part ça, Hillary Clinton a commencé à s’en prendre à Trump, elle pense visiblement qu’il est cinglé et on ne peut pas franchement lui donner tort. Mais cependant, ça donne tout de suite une idée du niveau de la campagne qui nous attend.

Saudi_cartoon_06.02.2016_normal

Dans le FT, un nouvel article nous explique que le BREXIT pourrait détruire l’Angleterre, que si jamais ils sortent de l’Europe, la peste bubonique va les frapper et que les rats vont envahir l’Angleterre et qu’ensuite, l’île va s’enfoncer dans les flots… Bon, d’accord, j’exagère un poil, mais je suis frappé par le ton « dramatique » des articles qui envisagent la sortie de l’Europe. Pourtant quand on regarde l’Europe, on a envie de se tirer en courant.

Bill Gross est dans le Barron’s ce matin et il pense que les 40 dernières années ne se reproduiront plus. Que nous sommes dans un marché totalement différent…………….. tiens, on ne le savait pas………………que bref, ça ne sera pas facile à l’avenir……..par opposition aux 8 dernières années qui ont été hyper-simples.

Le même journal se demande également s’il est temps de prendre les profits. Si je peux me permettre, la réponse se trouve peut-être dans le fait de savoir si l’on pense que le S&P500 a cassé à la hausse ou si l’on pense que l’indice est toujours dans son « range » 2040-2100 et que là, on ne surfe que sur une vague d’euphorie à court terme.

Mary Meeker, la déesse de la technologie aux USA, pense qu’Apple c’est le passé et qu’Amazon, c’est l’avenir.

Pour le moment, les futures sont très très légèrement en baisse. L’Euro/Suisse est à 1.1042, le rendement du 10 ans US est à 1.8% et le Bitcoin vaut 530$.

Côté chiffres économiques, je pourrais vous dire que qu’il y aura plein de PMI’s aujourd’hui, mais fondamentalement, la seule chose qui nous intéresse, c’est les Non-Farm Payrolls. Alors on refait le point après ça.

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